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En vérité je suis venu, je me casse le cul pour toi, pour que tu saches, mon pognon, tu comprends, je produis tout, le monde comme si c’est moi qui le fais, du matos t’en as pas idée, et des idées putain, si tu savais…
Tu crois que c’est le monde qui nous en donne des idées,
tu crois qu’on peut faire de bonnes histoires de tout ce bordel, tu crois que tu pourrais supporter !?
Ta bière, tes chips… t’es pas bien, là ?
François Chaffin
Pauvres de nous, mal voyants, mal entendants, mal comprenants, mal conscients…
Obligés d’être récepteurs, matin, midi et soir, tout capter, ingurgiter, tout gober.
Journaux, radios, télévisions, Internet : la grande foire du mal dire et du mal montrer.
Dire quoi, montrer quoi ? On s’en fout, c’est l’hystérie, il faut consommer, se jeter dans l’ogre des médias.
Une duperie, un système marketing, du pognon, Machiavel !
Faire mots, images et sons du réel et, s’il n’y a pas d’événement, produire plus de mots, d’images et de sons encore. Mentir, mentir pour faire plus vrai. Une avalanche d’infos, une invasion de signes, messages, témoignages. Des nouvelles, des produits, on ne sait plus. Comme un marteau qui te frappe sur la gueule pour faire entrer les clous de la civilisation. Toujours cette confusion, ce qui se vend et qui s’achète, ce qui est et ce qui se raconte…
Plutôt que de désespérer, il est nécessaire de relever les défis lancés à l’univers médiatique
et pour nous, artistes, donner matière critique à ses dysfonctionnements....
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