cit Arsène tu dois comprendre nous devons tellement d’argent aux toubabs j’ai dû m’adapter négocier je parle les dialectes du YEN DOLLAR et d’EURO je paraphe toute la poulaillerie du capital mais les éléphants non ils ne comprennent que l’Afrique ils ne m’obéissent plus. Hier encore au sommet du gros deal ils m’ont échappé z’ont écrasé la limousine et la figure en tôle d’un banquier il y avait du sang jusque sur le cigare. Les dames criaient à la dégoûtation les pachydermes s’énervaient ils n’aiment pas le cri des bijoux ils cognaient dans le tas barrissaient de partout une vraie jungle ruée dans les salons quatre étoiles. Je cherchais au fond de ma mémoire les mots qui les apaisent les mots de la langue maternelle qui parlent aux éléphants mais rien ne m’est venu c’était trop tard ils avaient pilé toute la richesse dans le gâchis des os et stock-options des rides et des rolex. Sauterelles sécheresses et mille ans d’intérêts surfacturés ! Qu’ils m’hurlaient dans l’Afrique les dentiers survécus. Tu comprends Arsène j’ai perdu les mots de la langue de ma mère les éléphants ne parlent pas le pognon ils ne m’obéissent plus ce sont des enfants ils dansent sur la figure des occidents… cit

 

cit suite des morceaux choisis

 

 
 

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--> intégrale du texte (texte final, 56 pages, 450 K, dec 2005)

 

 

 

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