Bulletin de mai-juin 2022

Pendant que le monde court après sa queue, tourne en rond jusqu’à la soif et l’épuisement, alors que le printemps résiste aux imprimantes, qu’un écureuil s’est posé sur mon cerveau, j’écris sans compter, sans savoir, sans plainte, une pièce qui s’appellera Ça s’peut pas, au sujet des dommages causés par les écrans sachant… Sur ce, un sourire traverse ma fenêtre.

Bulletin de mars-avril 2022

Derrière la vitre, bourdonnantes, nous sommes celles qui nous indignons, Qui refusons la barbarie, le malheur des camarades humains. Nos poings et nos cris racontent notre dépit et cognent cognent Sur la vitre, de ce côté du monde. Mais de l’autre côté, d’autres hommes tombent, En s’étonnant du silence et de l’impuissance des mouches derrière la vitre Bourdonnantes et indignées.

Bulletin de novembre-décembre 2021

Ce texte pourrait s’emmêler avec un sample de “T’as d’beaux yeux tu sais”. — Je me sens tellement bien avec toi ! — … — Tu démontes mes peurs. Tu dévisses mes noirceurs. Tu répares mon nageur. Remplaces ma douleur. Et tu déplies mon odeur. — ... — Oui toi. Tu la déplies. Toi tu me fais ça par cœur… — C’est dingue ! François Chaffin, extrait de Reptile.

Bulletin de septembre-octobre 2021

Sur le feu ; le retour du Reptile après qu’il ait bellement serpenté au festival d’Avignon… Sur le feu ; la saison qui s’annonce et l’urgence de ne pas céder à la «météo-dépendance»… Sur le feu ; toute tentative de ré-enchanter le monde… Sur le feu ; l’amour, enfin oui, l’amour, et quoi d’autre ?! Vous reprendrez bien une allumette ?

Bulletin de mai-juin 2021

(Musique angoissante.) Avant la guérison la maladie Avant les hommes avant la vie Avant les mondes les dieux L’eau la terre et le feu Avant la nuit le silence et l’infini Avant le temps Quelque chose a bougé… (Fin de la musique, on frappe à la porte.) — Eros c’est toi, tu es revenu ?

Bulletin de mars-avril 2021

Ah les beaux jours… Il y a de l’espace entre les les yeux, les mains, les peaux, les gens ; c’est vrai. De la place pour le mouvement, pour se donner rendez-vous, afficher nos sourires, repartir du bon pied. De la place pour le réel et l’inventé, pour le mélange des possibles, le chant des lendemains. Et au bout de cet hiver des sens, la lumière coule encore, nous ressemble, nous rassemble…