Ruée dans les box #4, février 2020 – Jack ! + Une courte histoire de la folie

  Ruée #4, vendredi 28 février 2020 à 19h30 Reprogrammation de la soirée initialement prévue le 13 décembre 2019.  Jack  ! récit de François Chaffin, lu par l’auteur « Nous sommes infatigablement sur le point de chuter et, sans préjuger de quoi que ce soit, pour certains nous allons devenir fous, pour… Lire la suite...

Ruée dans les box #3, janvier 2020 – Honneur aux femmes de 14-18

  Ruée #3, vendredi 31 janvier 2020 à 19h30 Honneur aux femmes de 14-18 Récital musical de poche Venez déguster ce spectacle en appartement, composé d’un panel de chansons d’époque, pleines d’émotion. L’idée de départ : le rôle des femmes, à l’arrière, lors de la Première Guerre Mondiale. L’aventure commence pour… Lire la suite...

Bulletin de novembre-décembre 2019

— Franchement, ça nous va bien de vivre… — On aime ça nous, surgir, au présent de l'imparfait peut-être… mais on aime ça. — Et tout est venu de là (d’un geste vague elle/il montre tout ce qu’elle/il est incapable de nommer). — De la rencontre entre le chaos et une force éternelle qui s’appelle Eros. — Le ciel et la terre et les océans tout ça est sorti de cette collision et enfin l’existence parce qu’avant il n’y avait rien… — Mais Eros était déjà là. Il attendait…

La gueule de l’emploi

La gueule de l'mploi. Un atelier du Théâtre du Menteur (François Chaffin écriture, Ernesto Timor photographie)Le Théâtre du Menteur propose une action tant en lien avec le spectacle 51 mots pour dire la sueur qu’avec l’exposition Chaffin-Timor Le démolisseur sur rendez-vous et autres métiers rêvés. Cet atelier, dénommé La gueule de l’emploi, est une formule en deux actes, la session de prises de vue d’Ernesto Timor étant… Lire la suite...

Reptile

— Et tout est venu de là
(d’un geste vague il montre autour de lui tout ce qu’il est incapable de nommer).
Venu de là… de la rencontre entre le chaos et une force éternelle qui s’appelle Éros.
Le ciel et la terre avec les océans tout ça est sorti de cette collision
et enfin l’existence parce qu’avant il n’y avait rien mais Éros était déjà là.
Il attendait. Et le temps passe.
Infiniment… 

— Chéri(e), tu sens bon des pieds.
Tu sens bon des doigts.
Tu sens bon des yeux…
Et ton cerveau aussi, ton cerveau sent bon.
Sent l’hypophyse, les étoiles plantées dedans,
qui bougent comme des globules, la danse des pulsions…

— Tour de magie !

— Ah ?

— Je te regarde. Tu es là. Déjà : magie.

— Mais…

— Car il y a un mais ?

— Oui. Je ferme les yeux.

— Bravo.

— Attention !

— Roulements de tambour…

— Je FERME les yeux !

— Hop !

— Ben ça ? !

— Tu es encore là.

— Mon Dieu !

— Magie. 

— Qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?

— Tout

— Complètement tout

— Mes températures excessives

— Mes montées en tours

— Mes gaz

— Mon pouls qui s’énerve

— Mes adducteurs qui déconnent

— Absolument tout…

— J’aimerais beaucoup faire sexe avec toi

— Pardon ?

— Si possible

— Si tu désires

— Si partage

— Si sauvage alors j’aimerais bien

— Bon. Oui. On fait sexe…



À la croisée du théâtre et du concert, Reptile est un spectacle qui donne voix et mouvements à nos pulsions amoureuses — nos pulsions de vie et de mort — et aux forces chaotiques qui nous traversent et nous transportent au-delà de nous-mêmes et nous relient à l’origine du monde.
À travers une série de textes poético-ordinaires (l’absence, la rencontre, la fusion, le quotidien, l’éclatement, le vide, le recommencement…) dont la dramaturgie semble former un cycle, les comédiens font écho aux concepts d’Éros (l’Amour sous toutes ses formes) et de Thanatos (la Mort obscure et variable), ainsi qu’à leur relation ambiguë qui hantent nos corps et nos esprits depuis la nuit des temps.

Pulsion (définition) : phénomène dynamique produit par une force impliquant une énergie. La pulsion se caractérise par une poussée, charge énergétique, qui prend sa source dans une excitation corporelle.

 

Argumentaire

La forme : concert de mots / oratorio électrique.

Alliage de textes parlés ou cadencés par les pistes sonores, le spectacle est à la croisée des chemins entre le théâtre et le concert, empruntant au premier l’univers narratif de la mise en scène et les nuances de l’interprétation, et au second l’énergie organique et spontanée qui se dégage de la musique.

Trois acteurs sur le plateau (dont les voix sont amplifiées — micros pied et HF), conjuguent les textes aux univers bruitistes et musicaux déployés par les machines à faire des-sons (sampler, magnéto à bande, radio…) déclenchées par les interprètes.

Le jeu échappe ainsi à la vérité naturaliste, pour aller respirer, à travers les matières sonores, l’harmonie et la rythmicité propres au chant, à la scansion, au chœur…

Reptile alterne entre textes «  scandés  » au micro, face public (dans une adresse directe que redessine une osmose entre les mots, le tempo et la mélodie) et des scènes jouées au plateau sous forme de dialogues entre les interprètes.

Les micros HF qui équipent les comédiens évoquent les voix intérieures surgies des pensées et des émotions, les indiscrétions et les secrets, les troubles comme les joies pures…

Alternant dialogues, monologues, et choralité, le récit déroule sa dramaturgie en faisant mélange de situations empruntées au quotidien avec des moments d’explosion sensible.

C’est ainsi que la scène représente tour à tour le lieu domestique de l’amour (le foyer), le jardin indiscret des confidences, l’intérieur du cœur quand il coule, etc.

C’est principalement la lumière qui prend en charge les métamorphoses successives de l’espace scénique, peut-être accompagnée de quelques objets emblématiques du foyer (canapé, réfrigérateur, TV et système son…).

 

 

 

 

Reptile, Théâtre du Menteur - photo et graphisme © Timor Rocks


Distribution

Textes : François Chaffin
Jeu : Céline Liger, Julien Defaye, François Chaffin
Musiques : Appat203 (Nicolas Verger et Olivier Métayer), Bach, Barber, Bing & Ruth, Caccini, Chopin, Schubert, Sheppard & Potter, Benjamin Coursier, etc.
Esthétique sonore : Denis Malard et François Chaffin
Lumière et régie : Manu Robert
Photos, graphisme, communication : Ernesto Timor
Administration : Louise Romé

Partenaires de production

Production : Théâtre du Menteur

Coproduction et recherche de partenaires de diffusion en cours

La Cie est soutenue par la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne.

 

Calendrier de la création

Saison 2019-2020 

  • Finalisation de l’écriture du texte
  • 8 jours de recherches au plateau
  • Composition des musiques originales
  • Recherche de partenaires de production et diffusion
  • Lectures publiques

Saison 2020-2021 

  • Répétitions
  • Lectures publiques
  • Mise en place des ateliers artistiques
  • Création février 2021
  • de février à mai 2021 : Diffusion
  • Juillet 2021 Festival d’Avignon

Saison 2021-2022

  • Reptile en tournée…
Dates
A visionner ou télécharger (pour les pros)
Dossier de production (sept. 2019)Télécharger le PDF

 

Premières révélations sonores (répétitions janvier 2020 au TAG)

Ruée dans les box #1, octobre 2019
Charlotte Cézard, festival Les Automnales de la harpe

Ruée #1, vendredi 18 octobre 2019 à 19h30 Voyage avec Freyja Charlotte Cézard (harpe celtique) Festival Les Automnales de la harpe   À travers la musique, Charlotte et Freyja, sa harpe celtique, nous emmènent à la découverte des pays celtes, de l’Ecosse à l’Irlande, et jusqu’en Bretagne. Des danses traditionnelles, des histoires d’amour… Lire la suite...

Bulletin de septembre-octobre 2019

Toudoulist de rentrée : - ouvrir plus de portes qu’on n'en pourrait fermer - prendre à bras le corps la question du réchauffement climatique - prendre à bras le corps la question du refroidissement des hommes - démaquiller l’ordinaire de nos trop grandes habitudes - choisir sa vie parmi ce qui se fait de mieux - s’enchanter au-delà du raisonnable (du vol d’une abeille par exemple ?) Et vous, quels sont vos projets ?