Reptile

— Et tout est venu de là
(d’un geste vague il montre autour de lui tout ce qu’il est incapable de nommer).
Venu de là… de la rencontre entre le chaos et une force éternelle qui s’appelle Éros.
Le ciel et la terre avec les océans tout ça est sorti de cette collision
et enfin l’existence parce qu’avant il n’y avait rien mais Éros était déjà là.
Il attendait. Et le temps passe.
Infiniment… 

— J’aimerais beaucoup faire sexe avec toi

— Pardon ?

— Si possible

— Si tu désires

— Si partage

— Si sauvage alors j’aimerais bien

— Bon. Oui. On fait sexe…

— Tour de magie !

— Ah ?

— Je te regarde. Tu es là. Déjà : magie.

— Mais…

— Car il y a un mais ?

— Oui. Je ferme les yeux.

— Bravo.

— Attention !

— Roulements de tambour…

— Je FERME les yeux !

— Hop !

— Ben ça ? !

— Tu es encore là.

— Mon Dieu !

— Magie. 

— Qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?

— Tout

— Complètement tout

— Mes températures excessives

— Mes montées en tours

— Mes gaz

— Mon pouls qui s’énerve

— Mes adducteurs qui déconnent

— Absolument tout…

— Voilà d’où nous venons et qui nous sommes. Les résidus d’une collision. Les hommages collatéraux de l’amour. Son mouvement. Sa giclée. Un départ de feu…

— Alors pourquoi tout ce sang ?

— Pourquoi choisir le cœur si c’est pour viser dedans ?

— Vous dansez ?

— De quelle musique parle-t-on ?

— Elvis Piaf

— Elvis Piaf ? !

— Oui

— Je danse…



À la croisée du théâtre et de la musique, Reptile est un concert de mots qui fait écho au désordre de l’amour, à nos pulsions de vie et de mort, vibrantes d’énergie, de chaos et de vitalité !
En nous plongeant dans les entrailles d’un studio d’enregistrement, où se mélangent les voix du cinéma et des textes sauvages soulevés par les micros, Reptile est un oratorio électrique offrant voix et mouvements à cette force primitive qui nous traverse le coeur et nous transporte au-delà de toute raison..

— Mais qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?
— Tout. Complètement tout. Mes températures excessives. Mes montées en tours. Mes descentes et mes glissades. Le couinement de mes organes. Mes adducteurs qui déconnent. Ma bouche qui transpire. Mon pouls qui s’énerve. Mes pensées qui crépitent. Et mes frissons. Absolument tout !

 

 

Médias


 

 

Extraits de presse

Comme un oratorio électrique et hors du temps, Reptile parle tout à la fois à nos âmes, nos tripes et notre cœur. Une élégie sans trame, qui file au cours des émotions et des mots, des désirs et des maux. Dans la trame poétique incomparable de Chaffin. Un tourbillon poétique, teinté de rouges, de bleus et d’or.
Karine Prost, Rue du théâtre, le 15 juillet 2021. Lire l’intégrale.

Reptile est une invitation, celle du partage de mots, le temps d’un spectacle, autour de cette alchimie que deux êtres peuvent vivre, l’amour. Et qu’est-ce qu’il est bon de vivre ce désordre en leur compagnie ! Dans cet oratorio, il est donc question de pulsations, de couleur rouge, celle qui nous emporte au pays de la passion, et de voix, celles qui vont dire les mots doux, violents et crus de cet état amoureux. Que ces mots soient le fruit d’un ensemble de voix off qui fait appel à notre imaginaire collectif, ou ceux poétiques de l’écriture de François Chaffin, ils font toujours mouche et touchent en plein cœur.
Laurent Bourbousson, Ouvert aux publics, le 27 juillet 2021. Lire l’intégrale.

Paroles de spectateurs

C’est rare, par les temps qui courent, une Parole, une parole loin des actes théâtraux de communication marchande, et notamment de la vogue branchouille du théâtre documentaire-on-vous- délivre-enfin-la-vérité. Je crois que notre moyenne, la moyenne évoquée par François dans le spectacle (battements de cœur), a considérablement augmenté, grâce à vous.

Et je n’ai qu’un mot à dire : allez-y ! La seule mesure anti-covidésespération réellement efficace et qui pourrait bien vous réconcilier avec la vie, avec l’amour, sans mièvrerie, avec humour et une bande son impeccable !

Actualités de la création

Retrouvez tous les articles de sortie de résidence et de créationau fil du temps, avec des humeurs, des espoirs, des images de répétition… : Reptile en résidence

Reptile c’est aussi un livre

Version plus qu’intégrale du texte de François Chaffin, dans une autre mise en espace, de papier cette fois. À travers les photographies d’Ernesto Timor qui surgissent en regard des mots, il s’y invite un genre de troisième personnage hybride, floral, scandaleusement écarlate, qui offre en écho son drôle de cinéma.

Paru en juillet 2021. Co-édition Théâtre du Menteur / Image Latente. En vente à l’occasion des représentations, disponible sur commande en librairie ou directement en ligne chez Image Latente.

 

Reptile, Théâtre du Menteur - photo et graphisme © Timor Rocks


Distribution

Durée 1h05

Texte : François Chaffin
Jeu : Céline Liger, François Chaffin
Musiques : Appat203 (Nicolas Verger et Olivier Métayer), Benjamin Coursier, Frédéric Chopin
Lumière et régie : Manu Robert
Dramaturgie sonore, scénographie, costumes : Les Reptiles associés
Collaborations mouvement et chant : Alexandre Thery et Chantal Dayan
Photos, communication graphique : Ernesto Timor
Administration et suivi de production : Louise Romé 

Partenaires de production

Production : Théâtre du Menteur
Coproduction et diffusion  : Amin théâtre / le TAG
Autres partenaires de diffusion  : Le Grand Parquet (Paris), Théâtre Dunois (Paris), TVH (Bagneux).
Le spectacle a reçu l’aide au projet de la Région Ile-de- France et de la DRAC Ile-de-France, et l’aide à la B.O dramatique et l’aide à la création de la SPEDIDAM.
La Cie est soutenue par la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne.

 

Dates

Création
◗ 26 mars 2021, le TAG, Grigny (91)
◗ 3 et 4 juin 2021 à 19h : le Grand Parquet, Paris 19
◗ Avignon Off : du 7 au 31 juillet 2021, les jours impairs à 17h15, Artéphile
◗ du 7 au 13 décembre 2021 (horaires variables) : Théâtre Dunois, Paris 13

A visionner ou télécharger (pour les pros)

Jean de la Fontaine, chroniques de l’intemporel



1621-2021 : quadricentenaire de la naissance de Jean de La Fontaine !

Le récit (histoire et œuvre) de Jean de La Fontaine est ici interprété par Céline Liger et François Chaffin, sous la forme ludique d’une émission de télévision. La journaliste bombarde de questions le fabuliste et sollicite parfois le public, en l’invitant à faire état de ses connaissances sur cet auteur majeur de la littérature française.

Impertinentes, poétiques et politiques, les réponses de La Fontaine, empruntées à son œuvre (fables, correspondance, nouvelles, etc.), nous offrent un voyage joyeux et actuel au cœur de l’homme et de la société…

 

 

 

Quelques repères sur Jean de la Fontaine

Jean de la Fontaine a marqué l’histoire par ses Fables. Son œuvre occupe une place de choix dans le patrimoine culturel français et certains préceptes sont entrés dans la sagesse populaire.

Né à Château-Thierry, dans la campagne picarde, le 8 juillet 1621, Jean de La Fontaine grandit en se passionnant pour la lecture d’œuvres antiques. Parallèlement à ses études, il fréquente un salon de jeunes passionnés de littérature, les « chevaliers de la table ronde » et compose ses premiers vers.

En 1654, La Fontaine publie sa première comédie  : l’Eunuque, adaptée du poète latin Térence. La mort de son père, en 1658, le laisse dans une situation financière inconfortable qui le conduit à chercher un protecteur. Il le trouve alors en la personne de Nicolas Fouquet, surintendant des finances pour qui il compose plusieurs œuvres dont des ballades, des sonnets et le poème héroïque Adonis en 1658. Le poète fréquente alors les sociétés précieuses et rencontre d’autres grands artistes dont Charles Perrault et Molière. Il vit entre Paris et Château-Thierry, sa ville natale, où il exerce notamment la charge de maître particulier des eaux et forêts.

Lorsque Fouquet tombe en disgrâce en 1661, La Fontaine lui reste fidèle et prend sa défense avec sa poésie dans l’Elégie aux nymphes de Vaux en 1662 et l’Ode au roi l’année suivante. Suite à ces publications, le poète préfère s’exiler quelques temps à Limoges. Pendant ce voyage, il écrit à sa femme une série de lettres qui seront publiées en 1663 sous le titre la Relation d’un Voyage de Paris en Limousin et qui rassemblent des descriptions des paysages et villes traversés. A son retour à Château-Thierry quelques mois plus tard, La Fontaine courtise la duchesse de Bouillon et la persuade de devenir sa nouvelle protectrice. Elle lui permet en 1664 d’obtenir à Paris le poste de gentilhomme servant chez sa nouvelle bienfaitrice, la duchesse d’Orléans. Il connaît alors le succès dans les salons et publie de nombreuses œuvres, dont les trois recueils de Contes et Nouvelles en Vers publiés en 1665, 1666 et 1671. Il s’essaie aussi au roman avec Les amours de Psyché et de Cupidon (1669).

Jean de la Fontaine, chroniques de l’intemporel, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur - Photo et graphisme © Timor Rocks !

Programmée en médiathèque, dans l’espace public (intérieur ou extérieur), en festival, en théâtre ou tous lieux non équipés, cette lecture vivante est techniquement autonome, rapide à installer, économiquement éthique et génératrice de rencontres passionnées avec les publics à partir de 11 ans !

Distribution

Texte : Jean de La Fontaine et création collective du Théâtre du Menteur
Jeu et mise en voix : Céline Liger et François Chaffin
Illustrations sonores : François Chaffin

Dates

Création 2021

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 11 ans

Contactez-nous pour les conditions !

A télécharger (pour les pros)

Boris Vian, la vie jazz

Il ne sert à rien de vivre normalement :
la normalité n’existe pas.

Le tournoiement du monde
Même si je me tiens fainéant plus qu’un roi
Ne s’arrêtera point. C’est fort heureux, ma foi,
Mais ça m’est bien égal.

Tout a été dit cent fois,
Et beaucoup mieux que par moi.
Aussi quand j’écris des vers
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
… et je vous chie au nez.

Il ne faut jamais croire les femmes, même avec une fleur.

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort



Le Théâtre du Menteur s’associe à Philippe Laccarrière, contrebassiste de jazz, pour une lecture musicale autour de la vie et de l’œuvre de Boris Vian, dont on célèbre le centenaire de la naissance.

Boris vian, la vie jazz est le portrait d’un auteur aux multiples talents — ingénieur, poète, écrivain, chanteur, trompettiste — et de son époque.
La lecture témoigne d’une œuvre composite et singulière où se révèlent l’écho de sa puissance littéraire et son acuité à parler des hommes. 
Le dispositif sonore enchâsse les voix amplifiées dans les musiques et les atmosphères sonores en résonance avec les textes lus.
Sur scène, deux comédiens et un musicien offrent à entendre la beauté et la mélancolie désabusée de celui qui se fit connaître avec J’irai cracher sur vos tombes.

Extraits vidéo

Traces choisies de représentations

Théâtre Dunois, Paris 13, janvier 2020.

Festival Uzeste Musical, août 2019.


Photos
Mars 2020, images d’une représentation à la médiathèque Boris Vian, Chevilly-Larue (94). Toutes photos © Ernesto Timor.

 

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s’amène
Avec sa gueule moche
Et qui m’ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort… 

Extrait de Je voudrais pas crever.

 

Ingénieur de formation, Boris Vian débute sa carrière artistique en tant que trompettiste dans les clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. Les pastiches de romans noirs américains qu’il écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan rencontrent succès et scandale : J’irai cracher sur vos tombes, l’un des best-sellers de l’année 1947, Et on tuera tous les affreux et Les Morts ont tous la même peau. Par contre, les romans qu’il signe de son véritable nom dans les années d’après-guerre, Vercoquin et le plancton, L’Ecume des jours ou encore L’Arrache-cœur, ne lui apportent pas la notoriété escomptée. Egalement auteur de pièces de théâtre, de chansons et de poèmes, de critiques musicales, Vian mêle dans ses romans humour et mélancolie à une écriture poétique qui met en valeur son imagination débordante. Malade du cœur depuis l’adolescence, il succombe à l’âge de 39 ans, laissant derrière lui une œuvre riche et variée qui reste à ce jour inimitable.

Boris Vian, la vie jazz, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : montage (et démontage) des textes

Philippe Laccarrière : contrebasse électrique

Céline Liger et François Chaffin : voix électriques

Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ jeudi 13 juin 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ samedi 22 juin 2019 à 15h, médiathèque départementale Lazare Carnot, La Ferté-Alais
◗ jeudi 22 août 2019 à 17h, parc Seguin, festival Uzeste Musical
◗ lundi 6 et mardi 7 janvier 2020 à 19h, théâtre Dunois, Paris 13
◗ mercredi 5 février 2020, Institut français, Djibouti
◗ mardi 10 mars 2020, médiathèque Boris Vian, Chevilly-Larue (94)
◗ samedi 21 mars 2020, médiathèque François Mauriac, Sainte-Geneviève-des-Bois (91)
◗ dimanche 12 avril 2020, centre artistique Yarat, Baku, Azerbaijan 
◗ jeudi 26 mars 2020, festival L’Emoi des mots, Capbreton (40)
◗ mercredi 8 juillet 2020 à 16h, devant la médiathèque mobile, stade Jean Debouzy, station de Noiseau (94)
◗ vendredi 10 juillet 2020 à 17h, devant la médiathèque mobile, 2 rue Marivaux, station Montaigut, Créteil (94)
◗ jeudi 16 juillet à 19h, le TAG, Grigny (91)
◗ mercredi 22 juillet, devant la médiathèque mobile, Ferme de Monsieur, station de Mandres-les-Roses (94)
◗ lundi 3 août 2020, festival Pirouésie, Pirou (50)
◗ jeudi 1er octobre 2020 à 18h, devant la médiathèque, La Teste-de-Buch (33)

◗ samedi 17 octobre, festival Au Sud du Nord, Domaine de Chamarande (91)
◗ vendredi 13 novembre 2020, à 17h, festival Au Sud du Nord, Bibliothèque Anne de Poitiers, Étampes (91)
◗ samedi 29 novembre, Domaine de Chamarande (91)
◗ jeudi 10 décembre à 13h30, bibliothèque, Etampes (91), festival Au Sud du Nord
◗ vendredi 8 janvier 2021 à 18h30, médiathèque, La Teste-de-Buch (33)
◗ samedi 16 janvier 2021 à 17h30, médiathèque François Mauriac, Sainte-Geneviève-des-Bois (91)
◗ samedi 27 mars 2021 à 17h30, Corbeil-Essonnes, festival Au Sud du Nord (détails à venir)

Les dates barrées ont dû être annulées dans le cadre des mesures de fermeture des lieux publics prises dans le cadre de la crise sanitaire. Nous vous tiendrons informés si des dates de report peuvent être programmées.

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

Contactez-nous pour les conditions !

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Captation vidéo intégrale (janvier 2020 au théâtre Dunois)


Jack !

Nous sommes infatigablement sur le point de chuter…



Texte écrit et lu par François Chaffin.
Récit d’une immersion en milieu psychiatrique.

Texte publié en 2006  aux éditions Le bruit des autres.

 

 

Nous sommes infatigablement sur le point de chuter
et, sans préjuger de quoi que ce soit,
pour certains nous allons devenir fous,
pour d’autres nous ne le serons jamais assez… 

 

Au mois de juin 2005, trois auteurs s’installent au sein du Pavillon des ambulanciers de l’hôpital psychiatrique Esquirol à Limoges, afin de vivre et faire langue de cette expérience humaine hors norme.

Jack est l’avatar créé par François Chaffin pour dialoguer avec les habitants d’Esquirol (soignés et soignants) et tenter de formaliser par le verbe l’immense liberté de ton et de pensée qui caractérise la parole de celles et ceux qui habitent les territoires sans frontière de la psyché…

Une ode à la singularité !

 

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : texte et voix

Musiques de Benjamin Coursier, Nicolas Verger, Olivier Métayer, Chopin, Farewell Poetry

Dates
◗ jeudi 28 novembre 2019 de 9h30 à 16h30 au 2e Forum ouvert du Conseil départemental de l’Essonne, Conservatoire à rayonnement départemental Paris-Saclay
◗ vendredi 28 février 2020, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ samedi 7 novembre 2020, 12h, Sinon oui (festival de performances du collectif pour la culture en Essonne), Ste Geneviève-des-bois (91) 

Conditions

Durée : 35 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 13 ans

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Le droit à la paresse



Insoumis, polémiste, gendre de Marx, député, en fuite en Espagne, en exil à Londres, suicidé volontaire avec sa femme Laura à Draveil en 1911, la vie de Paul Lafargue est un vrai roman…

Avec Le Droit à la paresse (1880), manifeste pour la liberté d’esprit et contre l’abrutissement des masses par le travail, l’auteur écrit le texte ultime de l’économie, sur lequel se fonde le mouvement qui réalisera la puissance humaine atteinte sous le capitalisme, c’est-à-dire la révolution socialiste.

Argumenté, instructif et surtout drôle, dénonçant un illusoire droit au travail qui n’est pour lui que droit à la misère, ce court pamphlet vise à réhabiliter la paresse comme un droit fondamental de l’homme, affirmant que le prolétariat n’a pas besoin de parler davantage d’économie, mais qu’il doit s’emparer de la politique.

 

 

Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité

 

 

 

Le droit à la paresse, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

Philippe Lacarrière : musique et humeurs
François Chaffin : voix et raffut :
Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ vendredi 19 avril 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ jeudi 27 juin 2019, 20h30, Espace 44, Paris 19
◗ lundi 3 février 2020, Institut français, Djibouti
◗ Mardi 1er août 2020, 18h, Festival des 7 lunes, Lapte (43) report sur l’édition 2021
◗ dimanche 4 octobre 2020, festival Au Sud du Nord, Cerny (91)
◗ jeudi 5 août 2021, festival Pirouésie, Pirou (50)
◗ samedi 7 août 2021, Festival des 7 lunes, Lapte (43)

Les dates barrées ont dû être annulées dans le cadre des mesures de fermeture des lieux publics dans le cadre de la crise sanitaire. Nous vous tiendrons informés si des dates de report peuvent être programmées.

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

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51 mots pour dire la sueur

Princesse. cowboy. danseuse. super-héros. magicienne. cosmonaute… 
Quand j’étais petit(e) je voulais devenir grand(e).

Bon, je vous sens total open, on est ensemble une grosse demi-journée
et believe-moi je vais faire de vous des top workers !
Commençons derechef par le salut à l’employeur et le pitch de présentation personnelle !

Recommencez à entendre vos voix.
Ce n’est pas rien. Elles vous diront :
« tu es là, fais-toi plaisir, il n’y a rien à gagner, surtout pas ta vie ».

Touche à toute.
Moi ce que j’aimais bien dans mon boulot c’était bosser à mains nues.
C’est ça que j’aimais dans mon boulot, c’était quand mes mains étaient fières de moi…

J’attends qu’on m’appelle.
Il m’a dit “on vous appellera.”
Et j’ai déjà perdu beaucoup de sang…

 Du travail ?

Je n’ai besoin de rien, merci.



Le spectacleSide-project
Adam et Ève, la punition divine, le désamour de l’être et du faire, un stage de re-motivation pour re-demandeur d’emploi, un jeu de chaises (de bureau) musicales, des cœurs qui éclatent et des corps qui rebondissent… 51 mots pour dire la sueur est une farce poétique et politique, un oratorio burlesque sur les postures et les passions qui nous relient au monde du travail.
Conjuguant mots, gestes et musiques, le spectacle fait polyphonie et cadence de la question de notre existence face à la brutalité de l’emploi tel qu’il s’impose à nous, et se veut une vision expressionniste et débridée de l’urgence de réfléchir ensemble aux fondations d’un nouveau modèle social, qui ne ferait pas du travail l’élément dominant du « vivre ensemble »…

Elle et lui : — princesse. cowboy. danseuse. super héros. magicienne. cosmonaute. quand j’étais petit(e) je voulais devenir grand(e). pour que mes rêves dépassent la réalité. on nous répétait que l’enfance était sans avenir que ce n’était pas une bonne place qu’on y gaspillait du temps et des forces et qu’il fallait vite se mettre au travail. alors on s’est dit «  d’accord je vais devenir grand(e). très grand(e).  » pourtant j’étais petit(e). tout(e) petit(e). une voix plus forte que les autres nous a demandé «  adam et eve qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ?  » mais moi je n’en savais rien je ne savais même pas qu’il fallait faire quelque chose de sa vie ! alors je suis devenu(e) un homme / une femme. adulte professionnel(le). pas princesse ni cowboy. pas danseuse. pas super héros. pas magicienne. pas cosmonaute. non. c’était fini le temps des rêves…

 

Teaser

Photos
Janvier 2019, images de la création au TAG à Grigny (1). Toutes photos © Ernesto Timor. Pour des photos de répétition plus anciennes, il y a ce post-ci et puis ce post-là !
Argumentaire

Du contexte menant à l’écriture
Aujourd’hui plus que jamais le travail fait parler de lui : il agit sur les individus comme sur les sphères politiques, économiques, médiatiques, sociales, tant il se métamorphose (et nous avec), se raréfie, se fragmente, se délocalise et se perd… bref, il nous hante !
Le XXIe siècle sonne-t-il le glas du travail tel que nous le connaissons  ?
Contraint de toutes parts par les normes capitalistes, l’évolution des technologies, la raréfaction des matières premières et le désastre écologique annoncé, le travail pourra-t-il être encore le principal agent structurant de nos existences ?
La volonté farouche des pouvoirs établis de «  sauver le travail  » ne trahit-elle pas la difficulté que nous éprouvons à passer à une autre époque où le travail ne constituerait peut-être plus une valeur centrale ?
Ne devrions-nous pas nous interroger davantage sur le sens du travail, sur ce qu’il nous offre et nous arrache ?

Paysages scéniques pressentis
À partir du texte de 51 mots pour dire la sueur, récit fragmenté dont chaque partie (monologue, dialogue, scène chorale) est une variation de la relation choisie ou subie qui nous agrège au travail, j’ai le désir de :
• réunir une équipe de comédiens (deux femmes et deux hommes) pour donner chair et voix à ces «  poèmes de la sueur  » et faire jeu de ses contenus rythmiques et harmoniques (cf poème électrique / unisson / voix lead / parlé-chanté)…
• créer un spectacle où musique (enregistrée) et théâtre fusionnent et proposent au spectateur une dramaturgie sonore et visuelle convoquant, au-delà des mots et des notes, un travail corporel où gestes et mouvements participent du récit (cf oratorio / choralité / danse / jaillissement)…
• avec les deux musiciens d’Appat203 (musique électro-inventive et granuleuse) et Denis Malard (créateur et architecte d’ambiances sonores), faire alliage de la composition musicale et de la spatialisation dynamique de la parole et des sons, afin d’offrir un univers immersif où se télescopent les nuances du récit et l’énergie de la bande son (cf micros / acoustique / bruitisme / scansion)…
• situer l’action et la parole dans un espace évoquant une salle de réunion ou un open space traversé (parfois avec tumulte) par un ballet de chaises roulantes, de stimuli visuels et sonores, de fenêtres donnant sur le vide, d’îlots rêvés où abriter ses inquiétudes (cf néon / vidéo / chaises musicales / point chaud)…

 

 

 

 

Photo et graphisme © Ernesto Timor - 51 mots pour dire la sueur


Distribution

Un spectacle du Théâtre du Menteur
Texte et mise en scène : François Chaffin
Musique : Nicolas Verger et Olivier Métayer (groupe Appat203)
Avec : Lionel Bécimol, Violaine de Carné, Céline Liger et
Joël Lokossou
Sons et lumières : Denis Malard et Manu Robert
Graphisme, photos, objets communicants : Timor Rocks !
Administration de production : Louise Romé
Recommandé à partir de 13 ans. Durée estimée : 1h20.

Partenaires de production

Production : Théâtre du Menteur

Coproduction : le TAG (Grigny) et Théâtre Victor Hugo (Bagneux)

Avec les soutiens de : l’ADAMI, la SPEDIDAM, la Ferme de Bel-Ebat (théâtre de Guyancourt), Centre culturel André Malraux (Fleury-Mérogis), Centre culturel Jacques Tati (Orsay), Théâtre Intercommunal d’Etampes, le Grand Parquet (Théâtre Paris-Villette), Théâtre de Verrières-le-buisson.
La Cie est soutenue par la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne.

 

Calendrier de la création
2016 et 2017
– écriture du texte et demandes de soutien (CNT, CNL)

fin 2017 et début 2018
– lectures publiques et professionnelles
– recherche de production et de diffusion

4e semestre 2018
– début des répétitions (premier module) répétitions (par modules de 5 à 10 jours) composition musicale, scénographie plastique, sonore et visuelle, mise en place de l’action culturelle avec les partenaires

janvier 2019
– création de 51 mots pour dire la sueur

Dates
◗ 25 janvier 2019, 19h30, le TAG, Grigny (91), sortie de résidence, www
◗ 2 février 2019, 20h30, espace culturel La Bergerie, Nangis (77), avant-première, www
◗ du 7 au 10 février 2019, 19h, Le Grand Parquet, Paris, premières, www
◗ 19 février 2019, 20h30, la Ferme de Bel-Ebat, Guyancourt (78), www
◗ 29 mars 2019, 20h30, théâtre intercommunal d’Etampes (91), www
◗ 5 avril 2019, 20h30, espace Jacques Tati, Orsay (91), www
◗ 13 avril 2019, 20h30, espace Bernard Mantienne, Verrières-le-Buisson (91), www
◗ 11 mai 2019, 20h30, salle André Malraux, Fleury-Mérogis (91), www
◗ 16 novembre 2019, 20h30, théâtre Victor Hugo, Bagneux (91), www

NB : la plupart des dates font l’objet d’événements regroupés sur notre page Facebook.

Le démolisseur sur rendez-vous, et autres métiers rêvés

Dans la tradition des clichés de travailleurs posant avec la solennité de leur fonction, le photographe Ernesto Timor a entrepris une galerie de portraits d’anonymes en travailleurs fictifs. Chacun se présente à nous avec son prénom véritable et le métier imaginaire qu’il s’est attribué, incarnation éphémère d’une vocation impossible ou allusion grinçante au monde du labeur. La scène est sobre et plausible : rien de plus qu’un geste, un outil improbable, une façon d’être, un décor emblématique de la profession… lumières et décors naturels  !

Les textes complétant ces portraits sont signés François Chaffin, résonnant avec sa création de 51 mots pour dire la sueur. Pour quelques-unes dérivées du texte du spectacle, ces présentations de fantaisie se sont majoritairement inspirées des diverses personnalités photographiées… 

(*) Au cours de saisons précédentes, sur ce même principe d’une création mêlant photo et texte en libre écho à une écriture théâtrale en gestation, nous avons notamment créé les Black Variations (en écho à Entretiens avec la mer) et les Salles d’attente (en écho à Je suis contre la mort). Des films photographiques qu’on peut toujours voir et ouïr là-bas.

 


 

Galerie en ligne

Pour une généreuse galerie d’échantillons, c’est par ici

 

création

Affiche NangisUne expo à découvrir pour la première fois fin janvier 2019 à Nangis (77), en parallèle à la création du spectacle !

La Galerie, Espace culturel, cour Émile Zola, 77370 Nangis.
Exposition du 23 janvier au 6 février 2019, Vernissage le 23 janvier à 20h.
Ouvert les mardis et mercredis de 14h à 18h, les samedis et dimanches de 15h à 18h.

NB : le 2 février, première de 51 mots pour dire la sueur à la porte à côté, salle de la Bergerie.

Pour la tournée de l’expo, toutes infos sur la page de la galerie en ligne.

Le rire de Mai 68

Je me souviens de l’incendie des couleurs de l’aube,
ma première nuit de liberté, première nuit d’occupation de l’école,
et du sentiment de vivre enfin qui s’élève à jamais…

(Souvenir d’un anonyme.)



En 2018, cinquante années se seront écoulées depuis les évènement de Mai 68. Le Théâtre du Menteur a choisi de faire vibrer encore l’espoir et l’énergie portés par cette révolte spontanée anti-autoritaire, de nature à la fois culturelle, sociale et politique, qui a constitué le plus important mouvement social de l’histoire de France du XXe siècle.

Le rire de Mai 68 est une forme légère pour deux acteurs et quelques échantillons sonores collectés au sein des archives de l’INA, restituant la tonalité insurrectionnelle des prises de position des étudiants et des ouvriers.

Le texte, composé d’éléments provenant de sources historiques et journalistiques, se conjugue avec les slogans, poèmes et chansons nés de l’esprit fertile des barricades. Enchâssée dans la musique et les récits radiophoniques de l’époque, cette lecture révèle la passion et le goût pour le débordement qui insufflèrent à toute une génération un vent de liberté.

Diaporama d'une représentation

Traces d’une représentation publique (médiathèque de Saint-Michel-sur-Orge, mai 2018) : photos d’Ernesto Timor, extraits de la bande son de la lecture-spectacle, montage de François Chaffin.


Extrait de texte
La beauté est dans la rue
Affiche de Mai 68

Quand elle marche dans la rue
La colère, la colère
Quand elle marche dans la rue
La colère n’a que ses poings nus

(Grève illimitée, paroles et musique de Dominique Grange.)

Le rire de Mai 68, affiche

 

Lecture spectacle disponible en 2018, pouvant se jouer en tous lieux (nous fournissons les matériels techniques) : bibliothèques, établissements scolaires ou de santé, centres culturels et sociaux, MJC, lieux extérieurs, etc.

Distribution et soutiens
Corpus textuel : archives, récits historiques, poèmes, chansons, slogans, tracts…
Montage et adaptation des textes : François Chaffin
Ambiances sonores : archives radiophoniques et télévisuelles (discours, manifestations)
Lecteurs : Céline Liger, François Chaffin

Recommandé pour tous les publics à partir de 12 ans
Durée : 60 minutes

Dates à venir

 

Dates passées
◗ Sortie officielle : janvier 2018
◗ Avant-première : Ruée dans les box #3, 15 décembre 2017, 19h30, La Cavalerie www
◗ Samedi 24 mars 2018, 18h, Longpont (91), salle du conseil de la mairie
◗ Lundi 30 avril 2018, 18h, cinéma l’Entract’, Boën-sur-Lignon (42)
◗ Mardi 15 mai 2018, 19h30, Médiathèque, Saint-Michel-sur-Orge (91)
◗ Jeudi 17 mai 2018, 18h30, Médiathèque municipale, Saint-Pair-sur-Mer (50)
◗ Samedi 19 mai 2018, 19 et 21h, Musée national de l’éducation, Rouen
◗ Samedi 26 mai 2018, 20h, Cerny (91)
◗ Samedi 16 juin 2018, 17h, Office Municipal de la Culture et des Loisirs de Decize (58)
◗ Vendredi 22 juin 2018, 19h, Médiathèque Jean Falala, Reims
◗ Mardi 26 juin 2018, 19h, Médiathèque Louis Pergaud, Arcueil
◗ Mardi 31 juillet 2018, 21h, Festival des 7 lunes, Lapte (43)
◗ Lundi 3 septembre 2018, 19h30, Institut français, Dibouti
◗ Vendredi 23 novembre 2018, Nuit européenne des musées, Médiathèque Romain Rolland, Bruxelles
◗ Samedi 1er décembre 2018, 15h, Sous le charbon la plage, salle Marcel Pagnol, la Grand’Combe (30)

 

 

 

Les photographies présentes sur cette page sont toutes © Ernesto Timor, à l’exception bien entendu de l’image d’archives revisitée et des affiches crées par l’atelier des Beaux-Arts en 1968.