Comme un reptile au soleil

Notre Reptile a pris de belles couleurs cet été au festival d’Avignon… Il nous a été très agréable, à Céline et moi, de recevoir des spectateurs l’enthousiasme et l’énergie levés en elles et eux par cette création sur le désordre amoureux. Ce ne fut pas simple, nous jouions un jour sur deux, les protocoles sanitaires rodaient, les spectateurs et les professionnels n’étaient pas si nombreux, chaque jour imposait sa charge de travail, il fallait en parler dans la rue, se tenir prêt pour les représentations, ne pas laisser la joie fondre en plein soleil… Et nous y sommes parvenus, soulevés notamment par la joie profonde qu’inspirait le spectacle à celles et ceux qui avaient pris le risque de la poésie et de la singularité.

François Chaffin

Extraits de presse

Comme un oratorio électrique et hors du temps, Reptile parle tout à la fois à nos âmes, nos tripes et notre cœur. Une élégie sans trame, qui file au cours des émotions et des mots, des désirs et des maux. Dans la trame poétique incomparable de Chaffin. Un tourbillon poétique, teinté de rouges, de bleus et d’or.
Karine Prost, Rue du théâtre, le 15 juillet 2021. Lire l’intégrale.

Reptile est une invitation, celle du partage de mots, le temps d’un spectacle, autour de cette alchimie que deux êtres peuvent vivre, l’amour. Et qu’est-ce qu’il est bon de vivre ce désordre en leur compagnie ! Dans cet oratorio, il est donc question de pulsations, de couleur rouge, celle qui nous emporte au pays de la passion, et de voix, celles qui vont dire les mots doux, violents et crus de cet état amoureux. Que ces mots soient le fruit d’un ensemble de voix off qui fait appel à notre imaginaire collectif, ou ceux poétiques de l’écriture de François Chaffin, ils font toujours mouche et touchent en plein cœur.
Laurent Bourbousson, Ouvert aux publics, le 27 juillet 2021. Lire l’intégrale.


Paroles de spectateurs

C’est rare, par les temps qui courent, une Parole, une parole loin des actes théâtraux de communication marchande, et notamment de la vogue branchouille du théâtre documentaire-on-vous- délivre-enfin-la-vérité. Je crois que notre moyenne, la moyenne évoquée par François dans le spectacle (battements de cœur), a considérablement augmenté, grâce à vous.

Et je n’ai qu’un mot à dire : allez-y ! La seule mesure anti-covidésespération réellement efficace et qui pourrait bien vous réconcilier avec la vie, avec l’amour, sans mièvrerie, avec humour et une bande son impeccable !

 


Pour tout savoir sur cette création, charger le dossier, etc. : Reptile.

Reptile

— Et tout est venu de là
(d’un geste vague il montre autour de lui tout ce qu’il est incapable de nommer).
Venu de là… de la rencontre entre le chaos et une force éternelle qui s’appelle Éros.
Le ciel et la terre avec les océans tout ça est sorti de cette collision
et enfin l’existence parce qu’avant il n’y avait rien mais Éros était déjà là.
Il attendait. Et le temps passe.
Infiniment… 

— J’aimerais beaucoup faire sexe avec toi

— Pardon ?

— Si possible

— Si tu désires

— Si partage

— Si sauvage alors j’aimerais bien

— Bon. Oui. On fait sexe…

— Tour de magie !

— Ah ?

— Je te regarde. Tu es là. Déjà : magie.

— Mais…

— Car il y a un mais ?

— Oui. Je ferme les yeux.

— Bravo.

— Attention !

— Roulements de tambour…

— Je FERME les yeux !

— Hop !

— Ben ça ? !

— Tu es encore là.

— Mon Dieu !

— Magie. 

— Qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?

— Tout

— Complètement tout

— Mes températures excessives

— Mes montées en tours

— Mes gaz

— Mon pouls qui s’énerve

— Mes adducteurs qui déconnent

— Absolument tout…

— Voilà d’où nous venons et qui nous sommes. Les résidus d’une collision. Les hommages collatéraux de l’amour. Son mouvement. Sa giclée. Un départ de feu…

— Alors pourquoi tout ce sang ?

— Pourquoi choisir le cœur si c’est pour viser dedans ?

— Vous dansez ?

— De quelle musique parle-t-on ?

— Elvis Piaf

— Elvis Piaf ? !

— Oui

— Je danse…



À la croisée du théâtre et de la musique, Reptile est un concert de mots qui fait écho au désordre de l’amour, à nos pulsions de vie et de mort, vibrantes d’énergie, de chaos et de vitalité !
En nous plongeant dans les entrailles d’un studio d’enregistrement, où se mélangent les voix du cinéma et des textes sauvages soulevés par les micros, Reptile est un oratorio électrique offrant voix et mouvements à cette force primitive qui nous traverse le coeur et nous transporte au-delà de toute raison..

— Mais qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?
— Tout. Complètement tout. Mes températures excessives. Mes montées en tours. Mes descentes et mes glissades. Le couinement de mes organes. Mes adducteurs qui déconnent. Ma bouche qui transpire. Mon pouls qui s’énerve. Mes pensées qui crépitent. Et mes frissons. Absolument tout !

 

 

Médias


 

 

Extraits de presse

Comme un oratorio électrique et hors du temps, Reptile parle tout à la fois à nos âmes, nos tripes et notre cœur. Une élégie sans trame, qui file au cours des émotions et des mots, des désirs et des maux. Dans la trame poétique incomparable de Chaffin. Un tourbillon poétique, teinté de rouges, de bleus et d’or.
Karine Prost, Rue du théâtre, le 15 juillet 2021. Lire l’intégrale.

Reptile est une invitation, celle du partage de mots, le temps d’un spectacle, autour de cette alchimie que deux êtres peuvent vivre, l’amour. Et qu’est-ce qu’il est bon de vivre ce désordre en leur compagnie ! Dans cet oratorio, il est donc question de pulsations, de couleur rouge, celle qui nous emporte au pays de la passion, et de voix, celles qui vont dire les mots doux, violents et crus de cet état amoureux. Que ces mots soient le fruit d’un ensemble de voix off qui fait appel à notre imaginaire collectif, ou ceux poétiques de l’écriture de François Chaffin, ils font toujours mouche et touchent en plein cœur.
Laurent Bourbousson, Ouvert aux publics, le 27 juillet 2021. Lire l’intégrale.

Paroles de spectateurs

C’est rare, par les temps qui courent, une Parole, une parole loin des actes théâtraux de communication marchande, et notamment de la vogue branchouille du théâtre documentaire-on-vous- délivre-enfin-la-vérité. Je crois que notre moyenne, la moyenne évoquée par François dans le spectacle (battements de cœur), a considérablement augmenté, grâce à vous.

Et je n’ai qu’un mot à dire : allez-y ! La seule mesure anti-covidésespération réellement efficace et qui pourrait bien vous réconcilier avec la vie, avec l’amour, sans mièvrerie, avec humour et une bande son impeccable !

Actualités de la création

Retrouvez tous les articles de sortie de résidence et de créationau fil du temps, avec des humeurs, des espoirs, des images de répétition… : Reptile en résidence

Reptile c’est aussi un livre

Version plus qu’intégrale du texte de François Chaffin, dans une autre mise en espace, de papier cette fois. À travers les photographies d’Ernesto Timor qui surgissent en regard des mots, il s’y invite un genre de troisième personnage hybride, floral, scandaleusement écarlate, qui offre en écho son drôle de cinéma.

Paru en juillet 2021. Co-édition Théâtre du Menteur / Image Latente. En vente à l’occasion des représentations, disponible sur commande en librairie ou directement en ligne chez Image Latente.

 

Reptile, Théâtre du Menteur - photo et graphisme © Timor Rocks


Distribution

Durée 1h05

Texte : François Chaffin
Jeu : Céline Liger, François Chaffin
Musiques : Appat203 (Nicolas Verger et Olivier Métayer), Benjamin Coursier, Frédéric Chopin
Lumière et régie : Manu Robert
Dramaturgie sonore, scénographie, costumes : Les Reptiles associés
Collaborations mouvement et chant : Alexandre Thery et Chantal Dayan
Photos, communication graphique : Ernesto Timor
Administration et suivi de production : Louise Romé 

Partenaires de production

Production : Théâtre du Menteur
Coproduction et diffusion  : Amin théâtre / le TAG
Autres partenaires de diffusion  : Le Grand Parquet (Paris), Théâtre Dunois (Paris), TVH (Bagneux).
Le spectacle a reçu l’aide au projet de la Région Ile-de- France et de la DRAC Ile-de-France, et l’aide à la B.O dramatique et l’aide à la création de la SPEDIDAM.
La Cie est soutenue par la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne.

 

Dates

Création
◗ 26 mars 2021, le TAG, Grigny (91)
◗ 3 et 4 juin 2021 à 19h : le Grand Parquet, Paris 19
◗ Avignon Off : du 7 au 31 juillet 2021, les jours impairs à 17h15, Artéphile
◗ du 7 au 13 décembre 2021 (horaires variables) : Théâtre Dunois, Paris 13

A visionner ou télécharger (pour les pros)

Reptile : enfin en public !

Le spectacle s’est créé à huis clos au TAG à Grigny en mars. En voici une galerie photo.
Et nous avons la joie de confirmer l’ouverture au public des dates suivantes. Au plaisir de vous y retrouver en chair et en os !
◗ Premières : 3 et 4 juin 2021, le Grand Parquet, Paris 19, à 19h www
◗ Avignon Off : du 7 au 31 juillet 2021, jours impairs à 17h15, Artéphile www

 



Pour tout savoir sur cette création, charger le dossier, etc. : Reptile.

Reconfiguration des écailles

Reptile était de nouveau en résidence au TAG à Grigny du 1er au 5 mars, et le spectacle se dessine un peu mieux à chaque session.

Au fil de cette traversée incertaine et chahutée par la crise sanitaire, Julien a dû quitter le projet pour des raisons de santé… nous te souhaitons une belle réparation, camarade !
Céline, Manu et moi poursuivons notre chemin inventif, nos écailles se distinguent nettement maintenant, nous serons prêts pour les premières du 4 juin au Grand Parquet à Paris, nous espérons nous en aller ensuite au festival d’Avignon.

La mise en scène, l’interprétation, les musiques et le son, la scénographie et la lumière, tout s’assemble et nous soulève ; le printemps est notre ami.

Est-ce qu’on vous a dit que vous étiez les bienvenus ?

Nota bene : le TAG étant fermé aux représentations publiques, la date du 26 mars qui devait être notre première n’aura pas lieu, comme annoncée initialement.

FC


 


Pour tout savoir sur cette prochaine création : Reptile.

Reptile au milieu du gué

Fait froid, mais on est là, on a laissé des traces de pas sur la neige au-dehors, on a branché la machine à café, la sono et les lumières, on a fait craquer les mots dans la musique…

Quatrième semaine de répétitions, le milieu du gué, les textes se racontent sans papier (ou presque), notre scénographie est au complet, Manu a mis de la lumière un peu partout, du rouge un peu partout, des ombres et des coups d’éclat, le plateau s’est couvert de micros, il reste assez de place pour le cri, assez d’espace pour le geste, ça va…

Nous faisons naitre le Reptile, avant-première le 26 mars, le théâtre du Grand Parquet à Paris au début du mois de juin, le festival d’Avignon ensuite, mais après ?

Que va devenir cette création, coincée entre les impératifs des mesures sanitaires, les théâtres empêchés de rouvrir, les saisons à venir majoritairement constituées des reports de programmation, comment respirer au-dessus des problèmes, retrouver le fil avec les publics ?

Tout reste à inventer…

FC


En résidence au TAG à Grigny du 8 au 12 mars 2021, photos © Ernesto Timor.


Pour tout savoir sur cette prochaine création : Reptile.

Reptile : de plus en plus près

Reptile, Théâtre du Menteur - photo © Shan
Photo © Shan

En mars prochain, la nouvelle création du Théâtre du Menteur, Reptile, de François Chaffin, sortira des limbes de nos répétitions, qui se poursuivent à un rythme à peu près mensuel, pour l’essentiel au TAG à Grigny.

À la croisée du théâtre et de la musique, Reptile est un concert de mots sur le désordre amoureux qui tente de faire écho à nos alchimies intimes, nos pulsions de vie et de mort, avec l’espoir d’en faire vibrer l’énergie, la folie et l’humour !
C’est l’histoire chaotique d’Eros qui dirait à Thanatos : «  Pourquoi choisir le cœur si c’est pour viser dedans ?  »
Oui, Reptile est un oratorio électrique donnant voix à cette force sauvage qui nous traverse et nous transporte au-delà de toute raison…

 


 

Teaser vidéo de Céline Liger, nouvelles traces de résidence en novembre-décembre 2020, avec sampling du dossier de production.
Pour retouver ce dossier dans son intégrale et tout savoir sur cette prochaine création : Reptile.

Le Reptile crache de la musique !

Les reptiles aux champs.

Au sortir d’un été peu propice aux folles équipées théâtrales, toute l’équipe de la nouvelle création du Théâtre du Menteur Reptile (concert de mots sur le désordre de l’amour) s’est retrouvée en Normandie pour créer et structurer la musique qui traversera cet oratorio électrique. 

Nicolas Verger et Olivier Métayer (groupe Appat203), Benjamin Coursier, guitariste énervé, et Shan Dayan, notre guide vocal, se sont enfoncés dans les textes lus par Céline Liger, Julien Defaye et François Chaffin, afin de produire au fil de cette résidence les substantifiques pièces musicales qui feront alliage avec le poème… Et Manu Robert, éclairagiste de son état (et du projet), jetait à travers le studio qui nous accueillait quelques ampoules qui nous éclataient au visage, révélant de larges sourires et la rougeur de nos intentions…

Chouettes moments de vie !

 

Pour tout savoir sur notre prochaine création : Reptile.



Traces sonores de résidence, septembre 2020.

Photos de résidence © un peu tout le monde.

Dans le vif du sujet (le Reptile se déconfine)

Photo © Ernesto TimorC’était le temps de la déconfinade en douceur…
Et nous nous sommes retrouvés, les Reptiles au complet, ces 9, 10 et 11 juin 2020, ensemble à faire des tentatives autour des textes de cette création imaginée pour s’élever au printemps prochain…
Quel type de musique pour faire se soulever les mots ? Ici un bout de documentaire audio, là un extrait de film, une ambiance de générateur électrique ?
Nous nous sommes ainsi déployés dans les matières sonores, cherchant l’évocation juste, le bon tempo, le petit chemin qui zig et zag entre le parlé et le chanté.
C’était chouette, empli d’intentions, d’ambitions et de promesses…
Et il en est resté un son de 8 minutes posé sur des images arrachées au réel ; à vous de voir, d’écouter !
Nous vous donnons rendez-vous en octobre pour vous présenter le spectacle et partager la cacahuète…

 

Pour tout savoir sur notre prochaine création : Reptile.