Reptile

— Et tout est venu de là
(d’un geste vague il montre autour de lui tout ce qu’il est incapable de nommer).
Venu de là… de la rencontre entre le chaos et une force éternelle qui s’appelle Éros.
Le ciel et la terre avec les océans tout ça est sorti de cette collision
et enfin l’existence parce qu’avant il n’y avait rien mais Éros était déjà là.
Il attendait. Et le temps passe.
Infiniment… 

— Chéri(e), tu sens bon des pieds.
Tu sens bon des doigts.
Tu sens bon des yeux…
Et ton cerveau aussi, ton cerveau sent bon.
Sent l’hypophyse, les étoiles plantées dedans,
qui bougent comme des globules, la danse des pulsions…

— Tour de magie !

— Ah ?

— Je te regarde. Tu es là. Déjà : magie.

— Mais…

— Car il y a un mais ?

— Oui. Je ferme les yeux.

— Bravo.

— Attention !

— Roulements de tambour…

— Je FERME les yeux !

— Hop !

— Ben ça ? !

— Tu es encore là.

— Mon Dieu !

— Magie. 

— Qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?

— Tout

— Complètement tout

— Mes températures excessives

— Mes montées en tours

— Mes gaz

— Mon pouls qui s’énerve

— Mes adducteurs qui déconnent

— Absolument tout…

— J’aimerais beaucoup faire sexe avec toi

— Pardon ?

— Si possible

— Si tu désires

— Si partage

— Si sauvage alors j’aimerais bien

— Bon. Oui. On fait sexe…



À la croisée du théâtre et du concert, Reptile est un spectacle qui donne voix et mouvements à nos pulsions amoureuses — nos pulsions de vie et de mort — et aux forces chaotiques qui nous traversent et nous transportent au-delà de nous-mêmes et nous relient à l’origine du monde.
À travers une série de textes poético-ordinaires (l’absence, la rencontre, la fusion, le quotidien, l’éclatement, le vide, le recommencement…) dont la dramaturgie semble former un cycle, les comédiens font écho aux concepts d’Éros (l’Amour sous toutes ses formes) et de Thanatos (la Mort obscure et variable), ainsi qu’à leur relation ambiguë qui hantent nos corps et nos esprits depuis la nuit des temps.

Pulsion (définition) : phénomène dynamique produit par une force impliquant une énergie. La pulsion se caractérise par une poussée, charge énergétique, qui prend sa source dans une excitation corporelle.

 

Argumentaire

La forme : concert de mots / oratorio électrique.

Alliage de textes parlés ou cadencés par les pistes sonores, le spectacle est à la croisée des chemins entre le théâtre et le concert, empruntant au premier l’univers narratif de la mise en scène et les nuances de l’interprétation, et au second l’énergie organique et spontanée qui se dégage de la musique.

Trois acteurs sur le plateau (dont les voix sont amplifiées — micros pied et HF), conjuguent les textes aux univers bruitistes et musicaux déployés par les machines à faire des-sons (sampler, magnéto à bande, radio…) déclenchées par les interprètes.

Le jeu échappe ainsi à la vérité naturaliste, pour aller respirer, à travers les matières sonores, l’harmonie et la rythmicité propres au chant, à la scansion, au chœur…

Reptile alterne entre textes «  scandés  » au micro, face public (dans une adresse directe que redessine une osmose entre les mots, le tempo et la mélodie) et des scènes jouées au plateau sous forme de dialogues entre les interprètes.

Les micros HF qui équipent les comédiens évoquent les voix intérieures surgies des pensées et des émotions, les indiscrétions et les secrets, les troubles comme les joies pures…

Alternant dialogues, monologues, et choralité, le récit déroule sa dramaturgie en faisant mélange de situations empruntées au quotidien avec des moments d’explosion sensible.

C’est ainsi que la scène représente tour à tour le lieu domestique de l’amour (le foyer), le jardin indiscret des confidences, l’intérieur du cœur quand il coule, etc.

C’est principalement la lumière qui prend en charge les métamorphoses successives de l’espace scénique, peut-être accompagnée de quelques objets emblématiques du foyer (canapé, réfrigérateur, TV et système son…).

 

 

 

 

Reptile, Théâtre du Menteur - photo et graphisme © Timor Rocks


Distribution

Textes : François Chaffin
Jeu : Céline Liger, Julien Defaye, François Chaffin
Musiques : Appat203 (Nicolas Verger et Olivier Métayer), Bach, Barber, Bing & Ruth, Caccini, Chopin, Schubert, Sheppard & Potter, Benjamin Coursier, etc.
Esthétique sonore : Denis Malard et François Chaffin
Lumière et régie : Manu Robert
Photos, graphisme, communication : Ernesto Timor
Administration : Louise Romé

Partenaires de production

Production : Théâtre du Menteur

Coproduction et recherche de partenaires de diffusion en cours

La Cie est soutenue par la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne.

 

Calendrier de la création

Saison 2019-2020 

  • Finalisation de l’écriture du texte
  • 8 jours de recherches au plateau
  • Composition des musiques originales
  • Recherche de partenaires de production et diffusion
  • Lectures publiques

Saison 2020-2021 

  • Répétitions
  • Lectures publiques
  • Mise en place des ateliers artistiques
  • Création février 2021
  • de février à mai 2021 : Diffusion
  • Juillet 2021 Festival d’Avignon

Saison 2021-2022

  • Reptile en tournée…
Dates

Bulletin de septembre-octobre 2019

Photo © Ernesto Timor

Toudoulist de rentrée :
– ouvrir plus de portes qu’on n’en pourrait fermer,
– prendre à bras le corps la question du réchauffement climatique,
– prendre à bras le corps la question du refroidissement des hommes,
– démaquiller l’ordinaire de nos trop grandes habitudes,
– choisir sa vie parmi ce qui se fait de mieux,
– s’enchanter au-delà du raisonnable (du vol d’une abeille par exemple ?)…

Et vous, quels sont vos projets ?

François Chaffin

 

 
Bientôt la reprise des Ruées dans les box  au (petit) théâtre de la Cavalerie, en Val d’Essonne, dès octobre. Mouvements partagés entre nos solstices et vos équinoxes (et réciproquement), un vendredi par mois à 19h30 ! Venez semer et récolter ces moments de représentations uniques, avec les artistes du Théâtre du Menteur et les compagnies invitées : Festival des Automnales de la harpe (le 18 octobre), Tout en scène (en hiver), Cineam (au printemps)… 


En cette rentrée 2019-2020…

En cette rentrée 2019-2020, le Théâtre du Menteur et l’association Au Sud du Nord proposent deux nouvelles lectures musicales tout terrain sur la vie et l’œuvre de Boris Vian (La vie jazz) et Paul Lafargue (Le droit à la paresse). Un petit document présente cette offre double, à feuilleter ou télécharger !

En cette rentrée 2019-2020, nous reprendrons 51 mots pour dire la sueur au théâtre Victor Hugo à Bagneux le 16 novembre. Et puis nous entamerons la production de la prochaine création de la compagnie, Oratorio sur la pulsion de vie / Eros et Thanatos… si l’écriture de ce concert de mots est déjà bien avancée, le titre n’est pas encore tout à fait fixé… Et pourquoi pas Reptile ? !

En cette rentrée 2019-2020, nous ré-inventons avec nos partenaires de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis et du Théâtre de Brétigny de nouveaux ateliers de création artistique, par exemple la saison 2 du Geste à la parole

 

Boris Vian, la vie jazz

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort



Le Théâtre du Menteur s’associe à Philippe Laccarrière, contrebassiste de jazz, pour une lecture musicale autour de la vie et de l’œuvre de Boris Vian, dont on célèbre le centenaire de la naissance.

Boris vian, la vie jazz est le portrait d’un auteur aux multiples talents — ingénieur, poète, écrivain, chanteur, trompettiste — et de son époque.

La lecture témoigne d’une œuvre composite et singulière où se révèlent l’écho de sa puissance littéraire et son acuité à parler des hommes. 

Le dispositif sonore enchâsse les voix amplifiées dans les musiques et les atmosphères sonores en résonance avec les textes lus.

Sur scène, deux comédiens et un musicien offrent à entendre la beauté et la mélancolie désabusée de celui qui se fit connaître avec J’irai cracher sur vos tombes.

Captation vidéo d'une représentation

Traces d’une lecture-concert (festival Uzeste Musical, août 2019).


 

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s’amène
Avec sa gueule moche
Et qui m’ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort… 

Extrait de Je voudrais pas crever.

 

Ingénieur de formation, Boris Vian débute sa carrière artistique en tant que trompettiste dans les clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. Les pastiches de romans noirs américains qu’il écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan rencontrent succès et scandale : J’irai cracher sur vos tombes, l’un des best-sellers de l’année 1947, Et on tuera tous les affreux et Les Morts ont tous la même peau. Par contre, les romans qu’il signe de son véritable nom dans les années d’après-guerre, Vercoquin et le plancton, L’Ecume des jours ou encore L’Arrache-cœur, ne lui apportent pas la notoriété escomptée. Egalement auteur de pièces de théâtre, de chansons et de poèmes, de critiques musicales, Vian mêle dans ses romans humour et mélancolie à une écriture poétique qui met en valeur son imagination débordante. Malade du cœur depuis l’adolescence, il succombe à l’âge de 39 ans, laissant derrière lui une œuvre riche et variée qui reste à ce jour inimitable.

Boris Vian, la vie jazz, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : montage (et démontage) des textes

Philippe Laccarrière : contrebasse électrique

Céline Liger et François Chaffin : voix électriques

Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ jeudi 13 juin 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ samedi 22 juin 2019 à 15h, médiathèque départementale Lazare Carnot, La Ferté-Alais
◗ jeudi 22 août 2019 à 17h, parc Seguin, festival Uzeste Musical
◗ lundi 6 et mardi 7 janvier 2020 à 19h, théâtre Dunois, Paris 13. 

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

Contactez-nous pour les conditions !

A télécharger (pour les pros)

Le droit à la paresse

Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale  ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité.



Insoumis, polémiste, gendre de Marx, député, en fuite en Espagne, en exil à Londres, suicidé volontaire avec sa femme Laura à Draveil en 1911, la vie de Paul Lafargue est un vrai roman…

Avec Le Droit à la paresse (1880), manifeste pour la liberté d’esprit et contre l’abrutissement des masses par le travail, l’auteur écrit le texte ultime de l’économie, sur lequel se fonde le mouvement qui réalisera la puissance humaine atteinte sous le capitalisme, c’est-à-dire la révolution socialiste. 

Argumenté, instructif et surtout drôle, dénonçant un illusoire droit au travail qui n’est pour lui que droit à la misère, ce court pamphlet vise à réhabiliter la paresse comme un droit fondamental de l’homme, affirmant que le prolétariat n’a pas besoin de parler davantage d’économie, mais qu’il doit s’emparer de la politique.

 

 

Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité

 

 

 

Le droit à la paresse, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

Philippe Lacarrière : musique et humeurs
François Chaffin : voix et raffut :
Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ vendredi 19 avril 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ jeudi 27 juin 2019, 20h30, Espace 44, Paris 19

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

Contactez-nous pour les conditions !

A télécharger (pour les pros)

Bulletin de mars-avril 2019

Photo © Ernesto Timor

Est-ce que le printemps est en avance ou bien s’accorde-t-il à la vitesse de nos réseaux ?
Le vent a-t-il mémoire des paysages traversés, des conversations emportées ?
Et quand la montagne accouche de la souris, est-ce ce sans douleur ?
Moins d’oiseaux, cela signifie-t-il plus de place pour les nuages ?
Avez-vous une préférence pour le travail bien fait ?
Une opinion sur les systèmes qui nous empêchent ?
Porteriez-vous un gilet jaune plutôt qu’une barbe bleue ?
Aimeriez-vous le monde s’il ne se pouvait changer ?

Un jour, peut-être une nuit, en proie à une extrême lucidité, je n’écrirai plus que des questions…

François Chaffin

 


51 mots pour dire la sueur : immersion !

Elle et lui : — princesse. cowboy. danseuse. super héros. magicienne. cosmonaute. quand j’étais petit(e) je voulais devenir grand(e). pour que mes rêves dépassent la réalité. on nous répétait que l’enfance était sans avenir que ce n’était pas une bonne place qu’on y gaspillait du temps et des forces et qu’il fallait vite se mettre au travail. alors on s’est dit « d’accord je vais devenir grand(e). très grand(e). » pourtant j’étais petit(e). tout(e) petit(e). une voix plus forte que les autres nous a demandé « adam et eve qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? » mais moi je n’en savais rien je ne savais même pas qu’il fallait faire quelque chose de sa vie !

Cet extrait du texte ouvre la page de présentation du spectacle. Page qui se prolonge à présent par une généreuse galerie de photos de la création. A voir et revoir ici…


51 mots pour dire la sueur : le temps des premières

Combien de mots écrits, raturés, remplacés, retrouvés ? Combien de gestes, déplacements, intentions, tonalités avons-nous cherchés, essayés, modelés ? Et les doutes, les hésitations, les trouvailles, les intuitions gagnantes, ne nous ont-ils pas menés d’un pas intranquille vers cette première, comme autant de cailloux jetés sur le fil de la création ? Et nous y voilà…

Lire la suite de ces impressions de première et retrouver toutes les dates de la tournée en cours, le flyer, etc. ici…

 

 

Du travail ? (Vu à la TV)

Un reportage de TV78 sur un atelier de reprise de confiance en soi mené par le Théâtre du Menteur avec des “demandeurs d’emploi”, en partenariat avec la Ferme de Bel Ebat et les structures d’aide au retour à l’emploi de la ville de Guyancourt (78). Une action comme la compagnie en mène tant en territoires, en articulation avec ses créations au plateau.

A visionner ici…

Bulletin de janvier-février 2019

Photo © Ernesto Timor

2019. C’est peut-être le nombre de secondes qui jalonnent cet instant où j’écris et cet autre où je vais rire… C’est le poids en grammes de la somme de mes pensées joyeuses et noires… C’est la tension en volts nécessaire à toute alimentation alternative du vivant… C’est la quantité de fruits et légumes que nous devrons ingérer cette année (si nos résolutions résistent à l’usure !)… C’est la durée moyenne d’un cri opposé à la barbarie (exprimée en uppercuts)… C’est aussi, je l’espère, le nombre de pas qui nous relient à celui ou celle qui nous offrira lumière et inattendu… En avant !

François Chaffin

 


51 mots pour dire la sueur : création tantôt !

Ce mois de janvier 2019, le 25 pour être précis, nous allons présenter au monde (qui le veut bien) notre nouvelle création : 51 mots pour dire la sueur. Le temps d’écrire le texte, de le réécrire une demi-douzaine de fois, de trouver l’argent, une équipe, quelques idées lumineuses et sonores, d’établir le calendrier des répétitions, le temps de chercher, douter, décider, d’être joyeux et impatients… nous voilà tantôt face à vous, sur le plateau du TAG à Grigny, qui accueillera nos avant-premières. Sans vous, tout cela n’aurait aucun sens, alors nous vous souhaitons la bienvenue… Flyer, dates, présentation détailée à retrouver ici…


Le démolisseur sur rendez-vous, et autres métiers rêvés

Des mots de François Chaffin sur des photos d’Ernesto Timor. Ce side-project résonne avec la création de 51 mots pour dire la sueur, et c’est donc naturellement que sa première exposition sera accueillie à Nangis, en amont de la première du spectacle.
Galerie d’indiscrétions programmées et détails pratiques sur l’exposition à découvrir ici…

 

CREAC, kézako ?

En ce début 2019, nous entamons avec nos partenaires, la Région Île-de-France et le Théâtre Brétigny, une folle aventure de partage artistique qui va se poursuivre trois années durant, dans le cadre d’une Convention régionale d’éducation artistique et culturelle, en bref CREAC, un dispositif de la Région en direction des lycées… Une batterie d’ateliers de pratiques artistiques, en binôme avec la compagnie de danse Julie Desprairies. Quelques mots de plus à lire ici…

 

 

Bulletin de novembre-décembre 2018

Photo © Ernesto Timor

Si nous étions au milieu du gué nous ferions bien attention à ne pas nous laisser emporter par les courants douteux des fausses bonnes idées et des certitudes confortables…

Si nous étions au milieu du désert nous ne cesserions de chercher une étoile pour nous aider à aller vers…

Si nous étions au milieu de nulle part nous aimerions qu’un(e) inconnu(e) nous prenne en sympathie et nous invite à jouer pour ses beaux yeux…

Mais nous sommes en chemin, où rien ne semble être le début, ni la fin ni le milieu, et peu à peu, pas à pas, 51 mots pour dire la sueur se charge de nous emporter vers la première fois…

François Chaffin

 


Le démolisseur sur rendez-vous, et autres métiers rêvés

En libre écho à la création de 51 mots pour dire la sueur, le photographe Ernesto Timor réalise une galerie de portraits d’anonymes qui figurent des métiers imaginaires. Il se présentent à nous avec leur nom et le métier qu’ils se sont choisi, incarnation éphémère d’une vocation impossible ou allusion grinçante au monde du travail réel. La scène est sobre et plausible  : rien de plus qu’un geste, un outil improbable, une façon d’être, lumières et décors naturels   ! Les textes accompagnant ces portraits sont signés François Chaffin. D’abord dérivées du texte du spectacle, ces présentations fictives se nourrissent par la suite de ce que lui inspirent les diverses personnalités photographiées, à la tête du client en somme… 

Le projet est bien avancé, et nous commençons à le dévoiler progressivement. Tous les 15 jours environ, un nouveau trio de portraits à découvrir ! Inscrivez-vous pour être informé des mises à jour par petit mailing spécial, ou profitez de la même chose au compte-gouttes via Facebook.
La galerie des indicrétions programmées est à retrouver ici…

 


Deuxième salve de répétitions de 51 mots pour dire la sueur
Après 16 jours de répétitions, et à un peu moins de trois mois de la première, les nouvelles sont bonnes : nous cherchons et nous trouvons, les théâtres qui nous accueillent sont chauffés, nous grignotons des ovocytes grillés du Bénin… Lire la suite

 

Toujours en route

Nos deux lectures spectacles se jouent ici et là dans les semaines à venir, et s’adressent tout particulièrement aux lieux non équipés qui aimeront commémorer avec force et audace ces deux événements marquants du XXe siècle.
Pour en savoir plus sur nos lectures vivantes : le Rire de Mai 68 et le Grand Vacarme (récits de vie et de mort pendant la guerre de 14-18).

 

 

Bulletin de septembre-octobre 2018

Photo © Ernesto Timor

Le demandeur : — Vous voulez me connaître mieux ?

Le coach : — C’est ça.

Le demandeur : — Savoir qui je suis ?

Le coach : — C’est ça, oui, ce que vous faites ! ?

Le demandeur : — Alors pourquoi ne pas me demander : “Et vous dans la vie qu’est-ce que vous êtes ?”

Le coach : — …

Extrait de 51 mots pour dire la sueur, de François Chaffin, création janvier 2019.

 


La (très) bienvenue
Changement au sein de notre équipe : pour faire écho au départ de Clément Pichard (à qui nous souhaitons une belle vie !), Louise Romé apparaît, en charge de l’administration du Théâtre du Menteur. Pour la contacter : 06 84 55 25 66 ou production[[@]]theatre-du-menteur.com ou la page contact


Nouvelle création, ça démarre
Première semaine de répétitions de 51 mots pour dire la sueur à la salle Jacques Tati d’Orsay (35 jours de répétitions sont programmés en tout). Nous nous engageons collectivement sur les voies / voix de la création de notre nouvel oratorio, qui met en jeu les relations choisies ou subies qui nous agrègent au travail, ou plus précisément à l’emploi et à ses contextes structurels et humains… En savoir plus sur ce spectacle

 

Le rire de Djibouti
Dans le cadre de la programmation de l’Institut Français, nous jouons notre lecture-spectacle musicale le Rire de Mai 68 le 3 septembre à Djibouti : quand le voyage fait alliage avec notre raison d’être et de faire. En savoir plus sur cette lecture-spectacle

 

 

Bulletin de juillet-août 2018



C’est l’été !
À force de lumière la nuit
Il sera jour en plein théâtre
Le jour il fera feu dans nos histoires
Et sortis de toute mythologie
Un taureau caressera une sirène
Sur les plages de Corinthe
Où l’on préfère la toge au maillot de bain…
 
Citadin, rupestre, aquatique ou montagnard, les Menteurs vous souhaitent un été tout en voyage…

 

François Chaffin


51 mots (pas un de plus)

Le texte de 51 mots pour dire la sueur, à force de métamorphoses correctives, est enfin prêt ! À quoi ? Mais à passer l’été pour devenir voix, geste, action, transmission, tentative… Nous débuterons les répétitions en septembre, et nous en irons vers la création programmée au TAG (Grigny) au début de l’année 2019. En savoir plus

 

Toujours vivant(e)s
Nos lectures vivantes le Rire de Mai 68 et le Grand Vacarme (centenaire de la guerre 14-18) vont à nouveau sillonner les saisons, passant du festival des sept lunes à Lapte pour filer à Djibouti, Bruxelles, l’Essonne et s’en aller vers l’hiver prochain…

 

Bulletin de mai-juin 2018



Dans les chemins que nul n’avait foulés, risque tes pas !
Dans les pensées que nul n’avait pensées, risque ta tête !
Toute vue des choses qui n’est pas étrange est fausse !
Le bleu restera gris tant qu’il n’aura pas été réinventé !
L’imagination prend le maquis !
Le bonheur est une idée neuve !
Merde au bonheur : vivez !
Soyez réalistes, demandez l’impossible !
Mes désirs sont la réalité !
Aimez-vous les uns sur les autres !
Je jouis dans les pavés !
Jouissez sans entraves, vivez sans temps morts, baisez sans carotte !
La perspective de jouir demain ne me consolera jamais de l’ennui d’aujourd’hui !
Je rêve d’être un imbécile heureux !
Le vent se lève. Il faut tenter de vivre !
C’est pas fini… c’est pas fi… c’est pas… non ?… si ?… non ? !

C’était du temps que les murs criaient… Nos lectures vivantes le Rire de Mai 68 et le Grand Vacarme (centenaire de la guerre 14-18) sont sur les routes de France et de Belgique…


Il est temps de rire de nouveau  !
“Je me souviens de l’incendie des couleurs de l’aube, ma première nuit de liberté, première nuit d’occupation de l’école et du sentiment de vivre enfin qui s’élève à jamais…”. Le rire de Mai 68 est une forme légère pour deux acteurs et quelques échantillons sonores collectés au sein des archives de l’INA, restituant la tonalité insurrectionnelle des prises de position des étudiants et des ouvriers.  La tournée a débuté, à suivre au joli mois de mai et au-delà… En savoir plus

On n’a pas mâché nos mots
Dernière de Je suis contre la mort au  Périscope à Nîmes, un cycle vital qui s’est clôturé aussi avec des journées d’ateliers avec les habitants, avec la production de ce récit sonore, Ce matin, je me suis levé avec une de ces envies !…  A ouïr et visionner ici