Jean de la Fontaine, chroniques de l’intemporel



1621-2021 : quadricentenaire de la naissance de Jean de La Fontaine !

Le récit (histoire et œuvre) de Jean de La Fontaine est ici interprété par Céline Liger et François Chaffin, sous la forme ludique d’une émission de télévision. La journaliste bombarde de questions le fabuliste et sollicite parfois le public, en l’invitant à faire état de ses connaissances sur cet auteur majeur de la littérature française.

Impertinentes, poétiques et politiques, les réponses de La Fontaine, empruntées à son œuvre (fables, correspondance, nouvelles, etc.), nous offrent un voyage joyeux et actuel au cœur de l’homme et de la société…

 

 

 

Quelques repères sur Jean de la Fontaine

Jean de la Fontaine a marqué l’histoire par ses Fables. Son œuvre occupe une place de choix dans le patrimoine culturel français et certains préceptes sont entrés dans la sagesse populaire.

Né à Château-Thierry, dans la campagne picarde, le 8 juillet 1621, Jean de La Fontaine grandit en se passionnant pour la lecture d’œuvres antiques. Parallèlement à ses études, il fréquente un salon de jeunes passionnés de littérature, les “chevaliers de la table ronde” et compose ses premiers vers.

En 1654, La Fontaine publie sa première comédie  : l’Eunuque, adaptée du poète latin Térence. La mort de son père, en 1658, le laisse dans une situation financière inconfortable qui le conduit à chercher un protecteur. Il le trouve alors en la personne de Nicolas Fouquet, surintendant des finances pour qui il compose plusieurs œuvres dont des ballades, des sonnets et le poème héroïque Adonis en 1658. Le poète fréquente alors les sociétés précieuses et rencontre d’autres grands artistes dont Charles Perrault et Molière. Il vit entre Paris et Château-Thierry, sa ville natale, où il exerce notamment la charge de maître particulier des eaux et forêts.

Lorsque Fouquet tombe en disgrâce en 1661, La Fontaine lui reste fidèle et prend sa défense avec sa poésie dans l’Elégie aux nymphes de Vaux en 1662 et l’Ode au roi l’année suivante. Suite à ces publications, le poète préfère s’exiler quelques temps à Limoges. Pendant ce voyage, il écrit à sa femme une série de lettres qui seront publiées en 1663 sous le titre la Relation d’un Voyage de Paris en Limousin et qui rassemblent des descriptions des paysages et villes traversés. A son retour à Château-Thierry quelques mois plus tard, La Fontaine courtise la duchesse de Bouillon et la persuade de devenir sa nouvelle protectrice. Elle lui permet en 1664 d’obtenir à Paris le poste de gentilhomme servant chez sa nouvelle bienfaitrice, la duchesse d’Orléans. Il connaît alors le succès dans les salons et publie de nombreuses œuvres, dont les trois recueils de Contes et Nouvelles en Vers publiés en 1665, 1666 et 1671. Il s’essaie aussi au roman avec Les amours de Psyché et de Cupidon (1669).

Jean de la Fontaine, chroniques de l’intemporel, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur - Photo et graphisme © Timor Rocks !

Programmée en médiathèque, dans l’espace public (intérieur ou extérieur), en festival, en théâtre ou tous lieux non équipés, cette lecture vivante est techniquement autonome, rapide à installer, économiquement éthique et génératrice de rencontres passionnées avec les publics à partir de 11 ans !

Distribution

Texte : Jean de La Fontaine et création collective du Théâtre du Menteur
Jeu et mise en voix : Céline Liger et François Chaffin
Illustrations sonores : François Chaffin

Dates

Création 2021

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 11 ans

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A télécharger (pour les pros)

Reptile

— Et tout est venu de là
(d’un geste vague il montre autour de lui tout ce qu’il est incapable de nommer).
Venu de là… de la rencontre entre le chaos et une force éternelle qui s’appelle Éros.
Le ciel et la terre avec les océans tout ça est sorti de cette collision
et enfin l’existence parce qu’avant il n’y avait rien mais Éros était déjà là.
Il attendait. Et le temps passe.
Infiniment… 

— Chéri(e), tu sens bon des pieds.
Tu sens bon des doigts.
Tu sens bon des yeux…
Et ton cerveau aussi, ton cerveau sent bon.
Sent l’hypophyse, les étoiles plantées dedans,
qui bougent comme des globules, la danse des pulsions…

— Tour de magie !

— Ah ?

— Je te regarde. Tu es là. Déjà : magie.

— Mais…

— Car il y a un mais ?

— Oui. Je ferme les yeux.

— Bravo.

— Attention !

— Roulements de tambour…

— Je FERME les yeux !

— Hop !

— Ben ça ? !

— Tu es encore là.

— Mon Dieu !

— Magie. 

— Qu’est-ce qui te fait croire que tu m’aimes ?

— Tout

— Complètement tout

— Mes températures excessives

— Mes montées en tours

— Mes gaz

— Mon pouls qui s’énerve

— Mes adducteurs qui déconnent

— Absolument tout…

— J’aimerais beaucoup faire sexe avec toi

— Pardon ?

— Si possible

— Si tu désires

— Si partage

— Si sauvage alors j’aimerais bien

— Bon. Oui. On fait sexe…



À la croisée du théâtre et du concert, Reptile est un spectacle qui donne voix et mouvements à nos pulsions amoureuses — nos pulsions de vie et de mort — et aux forces chaotiques qui nous traversent et nous transportent au-delà de nous-mêmes et nous relient à l’origine du monde.
À travers une série de textes poético-ordinaires (l’absence, la rencontre, la fusion, le quotidien, l’éclatement, le vide, le recommencement…) dont la dramaturgie semble former un cycle, les comédiens font écho aux concepts d’Éros (l’Amour sous toutes ses formes) et de Thanatos (la Mort obscure et variable), ainsi qu’à leur relation ambiguë qui hantent nos corps et nos esprits depuis la nuit des temps.

Comment veux-tu résister à ça.
cet amour qui te soulève et te jette en l’air.
Comment veux-tu résister à ce tourbillon
qui parle ta langue ?…

 

Argumentaire

La forme : concert de mots / oratorio électrique

Alliage de textes parlés ou cadencés par les pistes sonores, le spectacle est à la croisée des chemins entre le théâtre et le concert, empruntant au premier l’univers narratif de la mise en scène et les nuances de l’interprétation, et au second l’énergie organique et spontanée qui se dégage de la musique.

Trois acteurs sur le plateau (dont les voix sont amplifiées — micros pied et HF), conjuguent les textes aux univers bruitistes et musicaux déployés par les machines à faire des-sons (sampler, magnéto à bande, radio…) déclenchées par les interprètes.

Le jeu échappe ainsi à la vérité naturaliste, pour aller respirer, à travers les matières sonores, l’harmonie et la rythmicité propres au chant, à la scansion, au chœur…

Reptile alterne entre textes «  scandés  » au micro, face public (dans une adresse directe que redessine une osmose entre les mots, le tempo et la mélodie) et des scènes jouées au plateau sous forme de dialogues entre les interprètes.

Les micros HF qui équipent les comédiens évoquent les voix intérieures surgies des pensées et des émotions, les indiscrétions et les secrets, les troubles comme les joies pures…

Alternant dialogues, monologues, et choralité, le récit déroule sa dramaturgie en faisant mélange de situations empruntées au quotidien avec des moments d’explosion sensible.

C’est ainsi que la scène représente tour à tour le lieu domestique de l’amour (le foyer), le jardin indiscret des confidences, l’intérieur du cœur quand il coule, etc.

C’est principalement la lumière qui prend en charge les métamorphoses successives de l’espace scénique, peut-être accompagnée de quelques objets emblématiques du foyer (canapé, réfrigérateur, TV et système son…).

 

 

 

 

Reptile, Théâtre du Menteur - photo et graphisme © Timor Rocks


Distribution

Texte : François Chaffin
Jeu : Céline Liger, Julien Defaye, François Chaffin
Musiques : Appat203 (Nicolas Verger et Olivier Métayer), Benjamin Coursier, Frédéric Chopin
Lumière et régie : Manu Robert
Dramaturgie sonore, scénographie, costumes : Les Reptiles associés
Collaborations mouvement et chant : Alexandre Thery et Chantal Dayan
Photos, graphisme, communication : Ernesto Timor
Administration et suivi de production : Louise Romé 

Partenaires de production

Production : Théâtre du Menteur

Coproduction et diffusion : Amin théâtre / le TAG, Théâtre de Marcoussis
Autres partenaires de diffusion : Le Grand Parquet (Paris), Théâtre Dunois (Paris), TVH (Bagneux), La Ferme de Bel Ebat (Guyancourt)

La Cie est soutenue par la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne.

 

Calendrier de la création

Saison 2019-2020 

  • Finalisation de l’écriture du texte
  • 8 jours de recherches au plateau
  • Composition des musiques originales
  • Recherche de partenaires de production et diffusion
  • Lectures publiques

Saison 2020-2021 

  • Répétitions
  • Lectures publiques
  • Mise en place des ateliers artistiques
  • Création février 2021
  • de février à mai 2021 : diffusion
  • Juillet 2021 : Festival d’Avignon Off

Saison 2021-2022

  • Reptile en tournée…
Dates

Lectures rencontres
◗ 19 novembre 2020 à 17h au théâtre Dunois (Paris 13)
◗ 20 novembre à 14h30, le TAG (Grigny, 91)

Création
◗ 26 mars 2021, le TAG (Grigny, 91)
◗ 3 et 4 juin 2021, 20h : le Grand Parquet, Paris 19
◗ juillet 2021 : Artéphile, Avignon Off

A visionner ou télécharger (pour les pros)
Dossier de production (sept. 2019)Télécharger le PDF

 

Premières révélations sonores (répétitions janvier 2020 au TAG)

Boris Vian, la vie jazz

Il ne sert à rien de vivre normalement :
la normalité n’existe pas.

Le tournoiement du monde
Même si je me tiens fainéant plus qu’un roi
Ne s’arrêtera point. C’est fort heureux, ma foi,
Mais ça m’est bien égal.

Tout a été dit cent fois,
Et beaucoup mieux que par moi.
Aussi quand j’écris des vers
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
… et je vous chie au nez.

Il ne faut jamais croire les femmes, même avec une fleur.

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort



Le Théâtre du Menteur s’associe à Philippe Laccarrière, contrebassiste de jazz, pour une lecture musicale autour de la vie et de l’œuvre de Boris Vian, dont on célèbre le centenaire de la naissance.

Boris vian, la vie jazz est le portrait d’un auteur aux multiples talents — ingénieur, poète, écrivain, chanteur, trompettiste — et de son époque.
La lecture témoigne d’une œuvre composite et singulière où se révèlent l’écho de sa puissance littéraire et son acuité à parler des hommes. 
Le dispositif sonore enchâsse les voix amplifiées dans les musiques et les atmosphères sonores en résonance avec les textes lus.
Sur scène, deux comédiens et un musicien offrent à entendre la beauté et la mélancolie désabusée de celui qui se fit connaître avec J’irai cracher sur vos tombes.

Extraits vidéo

Traces choisies de représentations

Théâtre Dunois, Paris 13, janvier 2020.

Festival Uzeste Musical, août 2019.


Photos
Mars 2020, images d’une représentation à la médiathèque Boris Vian, Chevilly-Larue (94). Toutes photos © Ernesto Timor.

 

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s’amène
Avec sa gueule moche
Et qui m’ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort… 

Extrait de Je voudrais pas crever.

 

Ingénieur de formation, Boris Vian débute sa carrière artistique en tant que trompettiste dans les clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. Les pastiches de romans noirs américains qu’il écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan rencontrent succès et scandale : J’irai cracher sur vos tombes, l’un des best-sellers de l’année 1947, Et on tuera tous les affreux et Les Morts ont tous la même peau. Par contre, les romans qu’il signe de son véritable nom dans les années d’après-guerre, Vercoquin et le plancton, L’Ecume des jours ou encore L’Arrache-cœur, ne lui apportent pas la notoriété escomptée. Egalement auteur de pièces de théâtre, de chansons et de poèmes, de critiques musicales, Vian mêle dans ses romans humour et mélancolie à une écriture poétique qui met en valeur son imagination débordante. Malade du cœur depuis l’adolescence, il succombe à l’âge de 39 ans, laissant derrière lui une œuvre riche et variée qui reste à ce jour inimitable.

Boris Vian, la vie jazz, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : montage (et démontage) des textes

Philippe Laccarrière : contrebasse électrique

Céline Liger et François Chaffin : voix électriques

Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ jeudi 13 juin 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ samedi 22 juin 2019 à 15h, médiathèque départementale Lazare Carnot, La Ferté-Alais
◗ jeudi 22 août 2019 à 17h, parc Seguin, festival Uzeste Musical
◗ lundi 6 et mardi 7 janvier 2020 à 19h, théâtre Dunois, Paris 13
◗ mercredi 5 février 2020, Institut français, Djibouti
◗ mardi 10 mars 2020, médiathèque Boris Vian, Chevilly-Larue (94)
◗ samedi 21 mars 2020, médiathèque François Mauriac, Sainte-Geneviève-des-Bois (91)
◗ dimanche 12 avril 2020, centre artistique Yarat, Baku, Azerbaijan 
◗ jeudi 26 mars 2020, festival L’Emoi des mots, Capbreton (40)
◗ mercredi 8 juillet 2020 à 16h, devant la médiathèque mobile, stade Jean Debouzy, station de Noiseau (94)
◗ vendredi 10 juillet 2020 à 17h, devant la médiathèque mobile, 2 rue Marivaux, station Montaigut, Créteil (94)
◗ jeudi 16 juillet à 19h, le TAG, Grigny (91)
◗ mercredi 22 juillet, devant la médiathèque mobile, Ferme de Monsieur, station de Mandres-les-Roses (94)
◗ lundi 3 août 2020, festival Pirouésie, Pirou (50)
◗ jeudi 1er octobre 2020 à 18h, devant la médiathèque, La Teste-de-Buch (33)

◗ samedi 17 octobre, festival Au Sud du Nord, Domaine de Chamarande (91)
◗ vendredi 13 novembre 2020, à 17h, festival Au Sud du Nord, Bibliothèque Anne de Poitiers, Étampes (91)
◗ samedi 29 novembre, Domaine de Chamarande (91)
◗ samedi 16 janvier 2021, médiathèque François Mauriac, Sainte-Geneviève-des-Bois (91) (sous réserves)

Les dates barrées ont dû être annulées dans le cadre des mesures de fermeture des lieux publics prises dans le cadre de la crise sanitaire. Nous vous tiendrons informés si des dates de report peuvent être programmées.

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

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Captation vidéo intégrale (janvier 2020 au théâtre Dunois)


Jack !

Nous sommes infatigablement sur le point de chuter…



Texte écrit et lu par François Chaffin.
Récit d’une immersion en milieu psychiatrique.

Texte publié en 2006  aux éditions Le bruit des autres.

 

 

Nous sommes infatigablement sur le point de chuter
et, sans préjuger de quoi que ce soit,
pour certains nous allons devenir fous,
pour d’autres nous ne le serons jamais assez… 

 

Au mois de juin 2005, trois auteurs s’installent au sein du Pavillon des ambulanciers de l’hôpital psychiatrique Esquirol à Limoges, afin de vivre et faire langue de cette expérience humaine hors norme.

Jack est l’avatar créé par François Chaffin pour dialoguer avec les habitants d’Esquirol (soignés et soignants) et tenter de formaliser par le verbe l’immense liberté de ton et de pensée qui caractérise la parole de celles et ceux qui habitent les territoires sans frontière de la psyché…

Une ode à la singularité !

 

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : texte et voix

Musiques de Benjamin Coursier, Nicolas Verger, Olivier Métayer, Chopin, Farewell Poetry

Dates
◗ jeudi 28 novembre 2019 de 9h30 à 16h30 au 2e Forum ouvert du Conseil départemental de l’Essonne, Conservatoire à rayonnement départemental Paris-Saclay
◗ vendredi 28 février 2020, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ samedi 7 novembre 2020, 12h, Sinon oui (festival de performances du collectif pour la culture en Essonne), Ste Geneviève-des-bois (91) 

Conditions

Durée : 35 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 13 ans

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Le droit à la paresse



Insoumis, polémiste, gendre de Marx, député, en fuite en Espagne, en exil à Londres, suicidé volontaire avec sa femme Laura à Draveil en 1911, la vie de Paul Lafargue est un vrai roman…

Avec Le Droit à la paresse (1880), manifeste pour la liberté d’esprit et contre l’abrutissement des masses par le travail, l’auteur écrit le texte ultime de l’économie, sur lequel se fonde le mouvement qui réalisera la puissance humaine atteinte sous le capitalisme, c’est-à-dire la révolution socialiste. 

Argumenté, instructif et surtout drôle, dénonçant un illusoire droit au travail qui n’est pour lui que droit à la misère, ce court pamphlet vise à réhabiliter la paresse comme un droit fondamental de l’homme, affirmant que le prolétariat n’a pas besoin de parler davantage d’économie, mais qu’il doit s’emparer de la politique.

 

 

Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité

 

 

 

Le droit à la paresse, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

Philippe Lacarrière : musique et humeurs
François Chaffin : voix et raffut :
Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ vendredi 19 avril 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ jeudi 27 juin 2019, 20h30, Espace 44, Paris 19
◗ lundi 3 février 2020, Institut français, Djibouti
◗ Mardi 1er août 2020, 18h, Festival des 7 lunes, Lapte (43) report sur l’édition 2021
◗ dimanche 4 octobre 2020, festival Au Sud du Nord, Cerny (91)

Les dates barrées ont dû être annulées dans le cadre des mesures de fermeture des lieux publics dans le cadre de la crise sanitaire. Nous vous tiendrons informés si des dates de report peuvent être programmées.

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

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Bulletin de juillet-août 2018



C’est l’été !
À force de lumière la nuit
Il sera jour en plein théâtre
Le jour il fera feu dans nos histoires
Et sortis de toute mythologie
Un taureau caressera une sirène
Sur les plages de Corinthe
Où l’on préfère la toge au maillot de bain…
 
Citadin, rupestre, aquatique ou montagnard, les Menteurs vous souhaitent un été tout en voyage…

 

François Chaffin


51 mots (pas un de plus)

Le texte de 51 mots pour dire la sueur, à force de métamorphoses correctives, est enfin prêt ! À quoi ? Mais à passer l’été pour devenir voix, geste, action, transmission, tentative… Nous débuterons les répétitions en septembre, et nous en irons vers la création programmée au TAG (Grigny) au début de l’année 2019. En savoir plus

 

Toujours vivant(e)s
Nos lectures vivantes le Rire de Mai 68 et le Grand Vacarme (centenaire de la guerre 14-18) vont à nouveau sillonner les saisons, passant du festival des sept lunes à Lapte pour filer à Djibouti, Bruxelles, l’Essonne et s’en aller vers l’hiver prochain…

 

Bulletin de mai-juin 2018



Dans les chemins que nul n’avait foulés, risque tes pas !
Dans les pensées que nul n’avait pensées, risque ta tête !
Toute vue des choses qui n’est pas étrange est fausse !
Le bleu restera gris tant qu’il n’aura pas été réinventé !
L’imagination prend le maquis !
Le bonheur est une idée neuve !
Merde au bonheur : vivez !
Soyez réalistes, demandez l’impossible !
Mes désirs sont la réalité !
Aimez-vous les uns sur les autres !
Je jouis dans les pavés !
Jouissez sans entraves, vivez sans temps morts, baisez sans carotte !
La perspective de jouir demain ne me consolera jamais de l’ennui d’aujourd’hui !
Je rêve d’être un imbécile heureux !
Le vent se lève. Il faut tenter de vivre !
C’est pas fini… c’est pas fi… c’est pas… non ?… si ?… non ? !

C’était du temps que les murs criaient… Nos lectures vivantes le Rire de Mai 68 et le Grand Vacarme (centenaire de la guerre 14-18) sont sur les routes de France et de Belgique…


Il est temps de rire de nouveau  !
“Je me souviens de l’incendie des couleurs de l’aube, ma première nuit de liberté, première nuit d’occupation de l’école et du sentiment de vivre enfin qui s’élève à jamais…”. Le rire de Mai 68 est une forme légère pour deux acteurs et quelques échantillons sonores collectés au sein des archives de l’INA, restituant la tonalité insurrectionnelle des prises de position des étudiants et des ouvriers.  La tournée a débuté, à suivre au joli mois de mai et au-delà… En savoir plus

On n’a pas mâché nos mots
Dernière de Je suis contre la mort au  Périscope à Nîmes, un cycle vital qui s’est clôturé aussi avec des journées d’ateliers avec les habitants, avec la production de ce récit sonore, Ce matin, je me suis levé avec une de ces envies !…  A ouïr et visionner ici

 

51 mots pour dire la sueur

Princesse. cowboy. danseuse. super-héros. magicienne. cosmonaute… 
Quand j’étais petit(e) je voulais devenir grand(e).

Bon, je vous sens total open, on est ensemble une grosse demi-journée
et believe-moi je vais faire de vous des top workers !
Commençons derechef par le salut à l’employeur et le pitch de présentation personnelle !

Recommencez à entendre vos voix.
Ce n’est pas rien. Elles vous diront :
“tu es là, fais-toi plaisir, il n’y a rien à gagner, surtout pas ta vie”.

Touche à toute.
Moi ce que j’aimais bien dans mon boulot c’était bosser à mains nues.
C’est ça que j’aimais dans mon boulot, c’était quand mes mains étaient fières de moi…

J’attends qu’on m’appelle.
Il m’a dit “on vous appellera.”
Et j’ai déjà perdu beaucoup de sang…

 Du travail ?

Je n’ai besoin de rien, merci.



Le spectacleSide-project

Le rire de Mai 68

Je me souviens de l’incendie des couleurs de l’aube,
ma première nuit de liberté, première nuit d’occupation de l’école,
et du sentiment de vivre enfin qui s’élève à jamais…

(Souvenir d’un anonyme.)



En 2018, cinquante années se seront écoulées depuis les évènement de Mai 68. Le Théâtre du Menteur a choisi de faire vibrer encore l’espoir et l’énergie portés par cette révolte spontanée anti-autoritaire, de nature à la fois culturelle, sociale et politique, qui a constitué le plus important mouvement social de l’histoire de France du XXe siècle.

Le rire de Mai 68 est une forme légère pour deux acteurs et quelques échantillons sonores collectés au sein des archives de l’INA, restituant la tonalité insurrectionnelle des prises de position des étudiants et des ouvriers.

Le texte, composé d’éléments provenant de sources historiques et journalistiques, se conjugue avec les slogans, poèmes et chansons nés de l’esprit fertile des barricades. Enchâssée dans la musique et les récits radiophoniques de l’époque, cette lecture révèle la passion et le goût pour le débordement qui insufflèrent à toute une génération un vent de liberté.

Diaporama d'une représentation

Traces d’une représentation publique (médiathèque de Saint-Michel-sur-Orge, mai 2018) : photos d’Ernesto Timor, extraits de la bande son de la lecture-spectacle, montage de François Chaffin.


Extrait de texte
La beauté est dans la rue
Affiche de Mai 68

Quand elle marche dans la rue
La colère, la colère
Quand elle marche dans la rue
La colère n’a que ses poings nus

(Grève illimitée, paroles et musique de Dominique Grange.)

Le rire de Mai 68, affiche

 

Lecture spectacle disponible en 2018, pouvant se jouer en tous lieux (nous fournissons les matériels techniques) : bibliothèques, établissements scolaires ou de santé, centres culturels et sociaux, MJC, lieux extérieurs, etc.

Distribution et soutiens
Corpus textuel : archives, récits historiques, poèmes, chansons, slogans, tracts…
Montage et adaptation des textes : François Chaffin
Ambiances sonores : archives radiophoniques et télévisuelles (discours, manifestations)
Lecteurs : Céline Liger, François Chaffin

Recommandé pour tous les publics à partir de 12 ans
Durée : 60 minutes

Dates à venir

 

Dates passées
◗ Sortie officielle : janvier 2018
◗ Avant-première : Ruée dans les box #3, 15 décembre 2017, 19h30, La Cavalerie www
◗ Samedi 24 mars 2018, 18h, Longpont (91), salle du conseil de la mairie
◗ Lundi 30 avril 2018, 18h, cinéma l’Entract’, Boën-sur-Lignon (42)
◗ Mardi 15 mai 2018, 19h30, Médiathèque, Saint-Michel-sur-Orge (91)
◗ Jeudi 17 mai 2018, 18h30, Médiathèque municipale, Saint-Pair-sur-Mer (50)
◗ Samedi 19 mai 2018, 19 et 21h, Musée national de l’éducation, Rouen
◗ Samedi 26 mai 2018, 20h, Cerny (91)
◗ Samedi 16 juin 2018, 17h, Office Municipal de la Culture et des Loisirs de Decize (58)
◗ Vendredi 22 juin 2018, 19h, Médiathèque Jean Falala, Reims
◗ Mardi 26 juin 2018, 19h, Médiathèque Louis Pergaud, Arcueil
◗ Mardi 31 juillet 2018, 21h, Festival des 7 lunes, Lapte (43)
◗ Lundi 3 septembre 2018, 19h30, Institut français, Dibouti
◗ Vendredi 23 novembre 2018, Nuit européenne des musées, Médiathèque Romain Rolland, Bruxelles
◗ Samedi 1er décembre 2018, 15h, Sous le charbon la plage, salle Marcel Pagnol, la Grand’Combe (30)

 

 

 

Les photographies présentes sur cette page sont toutes © Ernesto Timor, à l’exception bien entendu de l’image d’archives revisitée et des affiches crées par l’atelier des Beaux-Arts en 1968.

Bulletin de mars-avril 2018

Photo © Ernesto Timor - Le printemps qui vient

Sous la terre déjà se faufile une fleur entre les boues fluo, se tortille la tige vers un ciel raréfié, sous lequel toujours s’épanouissent en abondance nos vieilles chicanes humaines et toute une grisaille mécanisée… Sous la terre une fleur se prépare à partager l’expérience de notre existence…

Et si le printemps nous venait comme une tempête  ?

François Chaffin



Lecture-spectacle qui résonne #1  : le Rire de Mai 68
“Je me souviens de l’incendie des couleurs de l’aube, ma première nuit de liberté, première nuit d’occupation de l’école et du sentiment de vivre enfin qui s’élève à jamais…” Anonyme. Le rire de Mai 68 est une forme légère pour deux acteurs et quelques échantillons sonores collectés au sein des archives de l’INA, restituant la tonalité insurrectionnelle des prises de position des étudiants et des ouvriers.  Une tournée étoffée s’annonce, nombreuses dates printanières à découvrir  ! En savoir plus

Lecture-spectacle qui résonne #2  : le Grand Vacarme
“Je regarde mes mains, ô ces mains toutes rouges  ! ma capote pleine de sang  !…” Édouard Lefort, Souvenirs de guerre. Le grand vacarme est une forme légère pour un musicien et deux acteurs, qui fait écho à la vie quotidienne des Français pris dans la tenaille du conflit de 14-18, où l’horreur le disputait à l’absurde. Cette lecture est disponible toute cette année 2018… En savoir plus

Lectures-spectacles sur un plateau
 Le Théâtre du Menteur présentera des extraits de ses lectures spectacles lors d’un plateau départemental réunissant les professionnels du réseau des médiathèques en Essonne ce jeudi 15 mars à 11h. Médiathèque Chantemerle, 84 rue Féray, 91100 Corbeil-Essonnes.

Je suis contre la mort sur les routes
Quelques dates encore pour cette saison, d’Oloron-Sainte-Marie à Nimes en passant par Amiens. En savoir plus

Je retrouve mes ailes
Reprendre confiance grâce au théâtre, le beau programme ! Cet atelier a été mené par le Théâtre du Menteur à Guyancourt en collaboration vec la Ferme de Bel Ebat et diverses structures d’aide de retour à l’emploi… Le fruit de ces travaux a été bravement offert en ouverture d’une récente représentation de Je suis contre la mort, une caméra a tout vu…  A visionner ici

Moteur(s) !
Avec un décalage variable selon les situations et les territoires, nous avons le plaisir de publier plusieurs vidéos issues de nos ateliers court métrage.
Fin 2017, une dizaine de jeunes de la ville de Verrières-le-Buisson ont écrit et tourné une vidéo d’une quinzaine de minutes, en partant d’une idée simple  : et si les adultes n’existaient plus… Le résultat s’intitule Disparu(es).  A visionner ici

Nous venons d’obtenir l’autorisation de diffusion d’un documentaire poétique réalisé avec des détenus de Fluery-Mérogis, à visionner en toute liberté ! Le vent ne fait pas de prisonniers est un projet de fabrique d’écritures visuelles, textuelles et sonores, enregistrées sur un support vidéo et imaginées par les détenus de la Maison d’arrêt…  A visionner ici