Bulletin de juillet-août 2019

Une voix tombée du ciel : — Humains, peuples d’en bas qu’écrase le rayon brûlant de mon astre vengeur, reçois pour tribut de ton irresponsabilité le feu qui achèvera de te consumer ! Au même instant, sur la terrasse d’un café d’Avignon, deux artistes s’interrogent : — Putain, tu as vu à quelle vitesse ils fondent les glaçons ?!

Le geste à la parole

Le geste à la parole est le titre d’un cycle d’actions artistiques menées dans des lycées de l’Essonne au fil de trois années scolaires, de 2018 à 2021. Ce projet est impulsé par le Théâtre Brétigny (scène conventionnée art & création, Cœur d’Essonne Agglomération), à travers le Créac, dispositif de la… Lire la suite...

Boris Vian, la vie jazz

Il ne sert à rien de vivre normalement :
la normalité n’existe pas.

Le tournoiement du monde
Même si je me tiens fainéant plus qu’un roi
Ne s’arrêtera point. C’est fort heureux, ma foi,
Mais ça m’est bien égal.

Tout a été dit cent fois,
Et beaucoup mieux que par moi.
Aussi quand j’écris des vers
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
C’est que ça m’amuse
… et je vous chie au nez.

Il ne faut jamais croire les femmes, même avec une fleur.

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort



Le Théâtre du Menteur s’associe à Philippe Laccarrière, contrebassiste de jazz, pour une lecture musicale autour de la vie et de l’œuvre de Boris Vian, dont on célèbre le centenaire de la naissance.

Boris vian, la vie jazz est le portrait d’un auteur aux multiples talents — ingénieur, poète, écrivain, chanteur, trompettiste — et de son époque.
La lecture témoigne d’une œuvre composite et singulière où se révèlent l’écho de sa puissance littéraire et son acuité à parler des hommes. 
Le dispositif sonore enchâsse les voix amplifiées dans les musiques et les atmosphères sonores en résonance avec les textes lus.
Sur scène, deux comédiens et un musicien offrent à entendre la beauté et la mélancolie désabusée de celui qui se fit connaître avec J’irai cracher sur vos tombes.

Extraits vidéo

Traces choisies de représentations

Théâtre Dunois, Paris 13, janvier 2020.

Festival Uzeste Musical, août 2019.


Photos
Mars 2020, images d’une représentation à la médiathèque Boris Vian, Chevilly-Larue (94). Toutes photos © Ernesto Timor.

 

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s’amène
Avec sa gueule moche
Et qui m’ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame 
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort… 

Extrait de Je voudrais pas crever.

 

Ingénieur de formation, Boris Vian débute sa carrière artistique en tant que trompettiste dans les clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. Les pastiches de romans noirs américains qu’il écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan rencontrent succès et scandale : J’irai cracher sur vos tombes, l’un des best-sellers de l’année 1947, Et on tuera tous les affreux et Les Morts ont tous la même peau. Par contre, les romans qu’il signe de son véritable nom dans les années d’après-guerre, Vercoquin et le plancton, L’Ecume des jours ou encore L’Arrache-cœur, ne lui apportent pas la notoriété escomptée. Egalement auteur de pièces de théâtre, de chansons et de poèmes, de critiques musicales, Vian mêle dans ses romans humour et mélancolie à une écriture poétique qui met en valeur son imagination débordante. Malade du cœur depuis l’adolescence, il succombe à l’âge de 39 ans, laissant derrière lui une œuvre riche et variée qui reste à ce jour inimitable.

Boris Vian, la vie jazz, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : montage (et démontage) des textes

Philippe Laccarrière : contrebasse électrique

Céline Liger et François Chaffin : voix électriques

Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ jeudi 13 juin 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ samedi 22 juin 2019 à 15h, médiathèque départementale Lazare Carnot, La Ferté-Alais
◗ jeudi 22 août 2019 à 17h, parc Seguin, festival Uzeste Musical
◗ lundi 6 et mardi 7 janvier 2020 à 19h, théâtre Dunois, Paris 13
◗ mercredi 5 février 2020, Institut français, Djibouti
◗ mardi 10 mars 2020, médiathèque Boris Vian, Chevilly-Larue (94)
◗ samedi 21 mars 2020, médiathèque François Mauriac, Sainte-Geneviève-des-Bois (91)
◗ dimanche 12 avril 2020, centre artistique Yarat, Baku, Azerbaijan 
◗ jeudi 26 mars 2020, festival L’Emoi des mots, Capbreton (40)
◗ lundi 3 août 2020, festival Pirouésie, Pirou (50)
◗ vendredi 13 novembre 2020, à 17h, festival Au Sud du Nord, Bibliothèque Anne de Poitiers, Étampes (91)

Les dates barrées ont dû être annulées dans le cadre des mesures de fermeture des lieux publics prises dans le cadre de la crise sanitaire. . Nous vous tiendrons informés si des dates de report peuvent être programmées.

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

Contactez-nous pour les conditions !

A visionner ou télécharger (pour les pros)
Dossier professionnelTélécharger le PDF

 

Captation vidéo intégrale (janvier 2020 au théâtre Dunois)


Jack !

Nous sommes infatigablement sur le point de chuter…



Texte écrit et lu par François Chaffin.
Adaptation de Jack !, journal de bord écrit en résidence au pavillon des ambulanciers du centre hospitalier Esquirol à Limoges en juin 2005.

Texte publié aux éditions Le bruit des autres.

 

 

Nous sommes infatigablement sur le point de chuter
et, sans préjuger de quoi que ce soit,
pour certains nous allons devenir fous,
pour d’autres nous ne le serons jamais assez… 

 

Etat des lieux. Eclat des cieux, l’ébat des mieux, étal des dieux…

Je ne sais pas, moi, Esquirol, un hôpital, une bastide forcément, des millions d’angles et recoins solidifiés dans la dispense des soins, des millions de gestes passés par les blouses, millions de mots lâchés entre les symptômes, un peu les mêmes, forcément.

Se poser la question des nôtres, nos paquets d’encre surnuméraires, ébouriffés, inutiles, décalés, maladroits, menteurs, ignorants, patraques, bizutés, la légitimité de nos voix de papier pour dire la chimie des esprits et des corps…

 

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

François Chaffin : texte et voix

Musiques de Benjamin Coursier, Nicolas Verger, Olivier Métayer, Chopin, Farewell Poetry

Dates
◗ jeudi 28 novembre 2019 de 9h30 à 16h30 au 2e Forum ouvert du Conseil départemental de l’Essonne, Conservatoire à rayonnement départemental Paris-Saclay
◗ vendredi 28 février 2020, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)

Conditions

Durée : 30 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 13 ans

Contactez-nous pour les conditions !

A télécharger (pour les pros)

Bulletin de mai-juin 2019

La fin de saison est-elle une fin de partie, un game over, un tilt ? La fin de saison fait suite à son ouverture, qui achevait elle-même la précédente. Elle précède la saison à venir et je me demande qui, de centripète ou centrifuge, l’emportera ?

Imagine !

Un film écrit et tourné dans le cadre d’un atelier co-animé entre François Chaffin (Théâtre du Menteur) et Sophie Guillin avec les élèves de la 2nde 8 au lycée Blaise Pascal à Orsay (91). Ce film a été diffusé en première partie de la représentation de 51 mots pour dire la… Lire la suite...

Le droit à la paresse



Insoumis, polémiste, gendre de Marx, député, en fuite en Espagne, en exil à Londres, suicidé volontaire avec sa femme Laura à Draveil en 1911, la vie de Paul Lafargue est un vrai roman…

Avec Le Droit à la paresse (1880), manifeste pour la liberté d’esprit et contre l’abrutissement des masses par le travail, l’auteur écrit le texte ultime de l’économie, sur lequel se fonde le mouvement qui réalisera la puissance humaine atteinte sous le capitalisme, c’est-à-dire la révolution socialiste. 

Argumenté, instructif et surtout drôle, dénonçant un illusoire droit au travail qui n’est pour lui que droit à la misère, ce court pamphlet vise à réhabiliter la paresse comme un droit fondamental de l’homme, affirmant que le prolétariat n’a pas besoin de parler davantage d’économie, mais qu’il doit s’emparer de la politique.

 

 

Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité

 

 

 

Le droit à la paresse, lecture-spectacle du Théâtre du Menteur

Lecture spectacle pouvant se jouer en tous lieux (ne nécessite pas de matériel technique)  : bibliothèques, établissements scolaires, ERP, centres culturels, extérieurs, etc.

Distribution

Philippe Lacarrière : musique et humeurs
François Chaffin : voix et raffut :
Production : Théâtre du Menteur / Au Sud du Nord

Dates
◗ vendredi 19 avril 2019, 19h30, La Cavalerie, Vert-le-Petit (91)
◗ jeudi 27 juin 2019, 20h30, Espace 44, Paris 19
◗ lundi 3 février 2020, Institut français, Djibouti
◗ Mardi 1er août 2020, 18h, Festival des 7 lunes, Lapte (43) report sur l’édition 2021
◗ dimanche 4 novembre 2020, festival Au Sud du Nord, Cerny (91)

Les dates barrées ont dû être annulées dans le cadre des mesures de fermeture des lieux publics dans le cadre de la crise sanitaire. Nous vous tiendrons informés si des dates de report peuvent être programmées.

Conditions

Durée : 60 minutes
Recommandé pour tous les publics à partir de 10 ans

Contactez-nous pour les conditions !

A télécharger (pour les pros)